Cannon sera candidat dans Louis-Hébert

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Lawrence Cannon tentera de gagner la circonscription de Louis-Hébert, qui n'a pas souvent souri aux conservateurs.

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(QUÉBEC) Comme ministre québécois des Communications, Lawrence Cannon avait mis en place le service 911 sur l'ensemble du territoire. Et Stephen Harper vient de s'en servir pour appeler son lieutenant québécois de 2006 à reprendre rapidement du service au Québec.

Après trois ans de représentation comme ambassadeur du Canada à Paris, Lawrence Cannon rentre au pays. Il deviendra candidat conservateur dans la circonscription de Louis-Hébert à Québec, une circonscription urbaine détenue depuis 2011 par Denis Blanchette, un député du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Habilement, les conseillers québécois de M. Harper ont attendu que le député caquiste de Chauveau, Gérard Deltell, plonge officiellement comme futur candidat conservateur dans Louis-Saint-Laurent. Avec la confirmation prochaine de l'arrivée de Cannon, il comprendra qu'il ne sera pas le lieutenant qu'il comptait être pour les conservateurs à Québec.

Louis-Hébert n'est pas une proie facile pour les conservateurs. Avant les néo-démocrates, les bloquistes ont souvent remporté la circonscription. En fait, en dehors d'un éphémère règne de 2006 à 2008, les conservateurs n'ont pas été élus dans Louis-Hébert depuis la défaite de Suzanne Duplessis en 1993. À l'élection de 2011, le candidat du Parti conservateur (PC), Pierre Paul-Hus, avait fini troisième, tout juste derrière le bloquiste. Le PLC était loin derrière.

Avec Cannon, le PC mise sur l'effritement des appuis au NPD au Québec de même que sur la disparition du Bloc québécois. Sous le gouvernement Bourassa, Cannon avait été élu de 1985 à 1994, dans la circonscription voisine de La Peltrie. Ministre des Communications, il avait démissionné quelques mois avant la défaite des libéraux en septembre 1994, pour accepter tout de suite un emploi chez Unitel (AT&T Canada), une situation qui ne passerait pas, du point de vue éthique, de nos jours.

En 2006, Cannon avait été l'un des rares Québécois à faire le saut pour les conservateurs - ce qui avait froissé bien de ses amis, associés au Parti libéral du Canada. Il est d'ailleurs issu d'une longue lignée libérale, par sa mère, petite-fille de «Chubby» Power, ministre sous Mackenzie King, et par son père, neveu de Lawrence Arthur Dumoulin Cannon, député libéral aux Communes qui a siégé à la Cour suprême.

Conjoint d'une sous-ministre fédérale, il a vécu à Gatineau où, comme conseiller municipal, il avait la responsabilité du transport en commun.

Une fois élu dans le premier gouvernement minoritaire de Stephen Harper, il s'est vu confier les Transports, puis, après sa réélection dans Pontiac en 2008, le poste prestigieux de ministre des Affaires étrangères. Battu en mai 2011, il avait été nommé à Paris un an plus tard, un poste où il a travaillé à la conclusion des accords de libre-échange Canada-Europe

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