Le projet de sécurité du fret à Montréal a failli connaître une fin prématurée

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Le projet montréalais visait le fret à haut risque arrivant à Montréal par voie maritime et qui devait ensuite se rendre aux États-Unis par camion.

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Un projet pilote de sécurité du fret se déroulant à Montréal dans le cadre du pacte frontalier entre le Canada et les États-Unis a failli prendre fin plus tôt que prévu parce qu'il y avait «peu d'utilité» à continuer, révèle un mémo interne.

Le projet, lancé en janvier 2013, avait pour but de faciliter l'entrée du fret aux États-Unis à partir du port de Montréal.

L'idée était d'amener les services douaniers des deux pays à travailler ensemble de façon plus étroite pour éliminer la duplication selon le principe de «dédouané une fois, accepté deux fois».

Le projet pilote de Montréal était l'un des quatre projets initiés sous la Stratégie intégrée de sécurité du fret, l'un des piliers de l'entente Canada-États-Unis signée par le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama.

Les deux pays se sont entendus pour partager de l'information sur les conteneurs pour permettre la détection précoce de menaces à la sécurité, de biens illicites et d'articles posant de possibles risques pour la santé.

Le projet montréalais visait le fret à haut risque arrivant à Montréal par voie maritime et qui devait ensuite se rendre aux États-Unis par camion.

Au début de l'année dernière, le vice-président de l'Agence des services frontaliers du Canada, Richard Wex, a recommandé dans un mémo au président Luc Portelance de résilier le projet pilote avant sa fin prévue du 31 mars 2014.

«Sur la base de conclusions préliminaires, il y a peu de valeur à continuer ce projet pilote», a écrit M. Wex.

Une version très censurée de ce mémo a été dévoilée en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

M. Wex y notait également que le projet avait connu un «succès limité» et que plusieurs défis avaient fait surface.

Les détails de ces défis n'ont pas été dévoilés. Mais une porte-parole de l'Agence des services frontaliers, Wendy Atkin, a indiqué que l'une des préoccupations était le peu de trafic de fret destiné à se rendre aux États-Unis par camion.

«La plupart des conteneurs ont quitté le port de Montréal par train et étaient ainsi considérés à l'extérieur de la portée du projet pilote», a écrit Mme Atkin dans une réponse transmise par courriel.

L'Agence des services frontaliers se concentre sur les envois par voie maritime à haut risque, mais le manque de ressources signifie que peu de conteneurs sont en fait inspectés lorsqu'ils arrivent au port, a déclaré Jean-Pierre Fortin, le président national du syndicat des Douanes et de l'Immigration.

L'Agence des services frontaliers a déclaré ne pas être au courant du manque de personnel.

Malgré les défis du projet pilote, il a été décidé de le poursuivre au-delà du 31 mars 2014, soit pour une autre année, pour recueillir des données supplémentaires afin de l'évaluer adéquatement.

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