Campagne électorale fédérale: 3 femmes aux commandes

Le Parlement canadien, à Ottawa.... (PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVES LE DROIT)

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Le Parlement canadien, à Ottawa.

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(Ottawa) Elles sont trois femmes aux opinions politiques bien arrêtées. Elles se connaissent par la force des choses, même si elles se parlent rarement. Et elles caressent le même objectif: une victoire le 19 octobre.

Pour la première fois dans l'histoire politique canadienne, des femmes sont à la tête des campagnes nationales des trois principales formations politiques du pays. Jenni Byrne préside la campagne nationale du Parti conservateur. Anne McGrath est la directrice de la campagne nationale du NPD. Katie Telford dirige la campagne nationale du Parti libéral.

Ces trois femmes ont toutes vécu leur lot de victoires et de défaites depuis qu'elles militent au sein de leur formation politique respective. Mais les élections fédérales du 19 octobre seront sans aucun doute leur plus grand test. D'autant plus que la lutte s'annonce très serrée dans plusieurs régions du pays, si on se fie à la flopée de sondages publiés au cours des derniers mois.

Si le hasard a voulu que le premier ministre Stephen Harper, le chef du NPD Thomas Mulcair et le chef du Parti libéral Justin Trudeau confient la lourde tâche de présider leur campagne nationale respective à une femme, les principales intéressées estiment que cela ouvre un chapitre important dans la longue ascension des femmes dans un monde qui demeure encore largement dominé par les hommes.

«C'est tout à fait remarquable. Mais je dirais aussi qu'il était à peu près temps», laisse tomber spontanément la néo-démocrate Anne McGrath, dans une entrevue accordée à La Presse dans les bureaux de campagne du NPD, dans l'édifice Jack-Layton, nommé en l'honneur de l'ancien chef du parti, décédé quelques mois seulement après avoir conduit le NPD aux meilleurs résultats de son histoire, en mai 2011.

«Quand j'ai commencé à m'impliquer en politique, il n'y avait pas beaucoup de femmes dans les postes-clés. On a fait du progrès depuis ce temps. Et je suis d'accord pour dire qu'il était temps. Il n'y a pas de raisons pour lesquelles les femmes ne peuvent pas occuper ces rôles», renchérit la libérale Katie Telford en entrevue téléphonique.

Percée historique

Elle souhaite d'ailleurs que cette percée historique encourage encore plus les femmes à jouer des rôles de premier plan en politique.

Considérée comme «la femme la plus influente d'Ottawa», la conservatrice Jenni Byrne n'a pas voulu donner d'entrevue à La Presse. Elle reste ainsi fidèle à son modus operandi, adopté par l'ensemble des troupes conservatrices, qui consiste à limiter le plus possible les entrevues avec les médias.

En plus d'être des mordues de politique, ces trois femmes ont étudié à l'Université d'Ottawa, qui est située à quelques coins de rue de la colline parlementaire.

Les chemins de Katie Telford et d'Anne McGrath se sont déjà croisés dans le passé. Elles ont participé aux négociations qui ont mené à l'éphémère accord de coalition entre le Parti libéral et le NPD, qui avait aussi l'appui du Bloc québécois en 2008 pour renverser le gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Ce dernier a prorogé le Parlement pour éviter un vote de confiance qui aurait permis à cette coalition de prendre le pouvoir.

«Je pense que les femmes sont aussi capables que les hommes de jouer du coude si la situation l'exige. Je connais les deux autres femmes et je sais qu'elles sont capables de prendre des décisions difficiles», a dit Anne McGrath.

Anne McGrath... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE) - image 2.0

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Anne McGrath

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Anne McGrath, NPD: la dame inébranlable

Âgée de 57 ans, Anne McGrath défend les idées du NPD depuis plusieurs années. Dans les années 90, elle a tenté à deux reprises de se faire élire sur la scène provinciale en Alberta pour le NPD. Elle a aussi été candidate au leadership du NPD provincial. À son retour à Ottawa, elle a travaillé pour un syndicat de fonctionnaires fédéraux. En 2003, elle a décidé d'appuyer Jack Layton durant la campagne à la direction. Elle est devenue plus tard présidente du parti. En 2011, alors qu'elle était chef de cabinet, elle a accompagné Jack Layton durant toute la campagne.

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Jenni Byrne

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Jenni Byrne, Parti conservateur: la dame de fer

Jenni Byrne, qui a commencé à militer au sein du Parti réformiste en 1993 alors qu'elle n'avait que 16 ans, en sera à sa deuxième campagne comme directrice nationale. Âgée de 38 ans seulement, elle est la proche collaboratrice en qui Stephen Harper a le plus confiance. Native de Fenelon Falls, en Ontario, Mme Byrne inspire à la fois la crainte et le respect au sein de son propre parti. Elle est décrite comme la femme la plus puissante d'Ottawa par certains médias.

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Katie Telford

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Katie Telford, Parti libéral: la dame de confiance

Katie Telford a eu la piqûre de la politique après avoir été page à l'Assemblée législative de l'Ontario. Ayant grandi dans la région de Toronto, elle a gravité dans les milieux libéraux de Queen's Park pendant plusieurs années. À 26 ans seulement, elle est devenue chef de cabinet du ministre de l'Éducation Gerard Kennedy. Elle l'a suivi quand ce dernier a fait le saut sur la scène fédérale en 2006 en briguant la direction du Parti libéral du Canada. Elle a ensuite travaillé pour le chef libéral Stéphane Dion. Elle a aussi dirigé la campagne à la direction de Justin Trudeau. À 36 ans, elle fait partie de la garde rapprochée du chef libéral.

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