Projet de loi antiterroriste: FEMEN Québec s'invite aux Communes

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(Ottawa) Le groupe FEMEN Québec a mis son grain de sel dans le débat sur le projet de loi antiterroriste du gouvernement Harper en perturbant les travaux de la Chambre des communes lundi matin.

Alors que le député conservateur Ted Opitz avait pris la parole sur les affaires courantes du gouvernement, une femme qui est membre de l'organisation FEMEN Québec s'est mise à hurler du haut des tribunes réservées aux visiteurs après avoir enlevé son chandail. En montrant ses seins aux élus, la femme a voulu dénoncer le projet de loi C-51 qui serait, selon elle, une attaque contre la liberté d'expression.

« Guerre contre la liberté, guerre contre la liberté », a-t-elle lancé à quelques reprises.

La femme, qui n'a pas été identifiée, a été rapidement entourée par les gardes de sécurité qui l'ont escortée à l'extérieur de l'enceinte de la Chambre des communes. Le président de la Chambre des communes a suspendu les travaux parlementaires pendant quelques minutes afin de permettre aux responsables de la sécurité de faire leur travail.

Dans un message publié sur son compte Facebook, FEMEN Québec a défendu ce geste.             

« Le gouvernement Harper ne nous protège pas contre le terrorisme, mais se positionne au contraire du côté des terroristes en réprimant par la force et la violence l'exercice pacifique de la liberté d'expression », peut-on lire sur Facebook.

« Que ce soit des jihadistes ou des officiers canadiens le résultat sera le même: les Canadiens craindront de critiquer ouvertement les politiques ou de sortir manifester de peur de représailles irréversibles et dangereuses. Voilà comme notre gouvernement ultraconservateur évangéliste a instrumentalisé un réel danger pour justifier ses méthodes de répression totalitaires: le projet de loi C-51 menace d'installer un véritable climat de terreur au Canada », y ajoute-t-on.

Le projet de loi C-51 du gouvernement Harper accorderait de nouveaux pouvoirs au Service canadien de renseignements et de sécurité (SCRS) et permettrait le partage d'informations liées à la sécurité nationale entre les diverses agences et organisations gouvernementales.

Plusieurs experts et groupes ont dénoncé la portée de ce projet de loi en faisant valoir que le SCRS se verrait accorder trop de pouvoirs sans avoir à rendre des comptes de ses actions, entre autres. Le gouvernement du Québec a aussi soulevé plusieurs inquiétudes.

Le comité parlementaire chargé d'étudier le projet de loi C-51 doit reprendre ses travaux lundi soir. Le NPD compte déposer une motion pour faire témoigner la ministre de la Sécurité publique du Québec, Lise Thériault, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, qui ont envoyé une lettre au gouvernement Harper la semaine dernière relativement au projet de loi C-51.

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