Mélanie Joly se défend d'alimenter le cynisme chez les électeurs

Mélanie Joly, lors de sa campagne à la... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Mélanie Joly, lors de sa campagne à la mairie de Montréal, en 2013.

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(Ottawa) L'ancienne chef du parti Le Vrai changement pour Montréal, Mélanie Joly, se défend d'alimenter le cynisme chez les électeurs en annonçant son intention d'être candidate libérale aux prochaines élections fédérales.

Mme Joly a affirmé maintes reprises alors qu'elle était chef du Vrai changement qu'elle était en politique municipale pour y rester. Puis à l'automne, alors qu'elle annonçait son départ de la formation, elle a déclaré qu'elle ne souhaitait pas se lancer en politique fédérale ou provinciale à « court terme », disant vouloir plutôt se concentrer sur les affaires et la philanthropie.

Elle a finalement annoncé mardi qu'elle briguera l'investiture libérale dans la circonscription d'Ahuntsic-Cartierville.

En entrevue à La Presse, l'avocate et politicienne de 36 ans a précisé qu'elle ne regrette pas d'avoir été aussi formelle dans sa manière d'écarter la possibilité d'une telle implication politique.

« Ça ne faisait pas partie de ma réflexion à ce moment-là. Ce n'est pas plus compliqué que ça », a-t-elle tranché.

Elle a rappelé que son parti est arrivé deuxième aux élections montréalaises de l'automne 2013, mais qu'elle n'a elle-même pas été élue conseillère. Elle a espéré ensuite être candidate dans une élection partielle, mais l'occasion ne s'est pas présentée.

« Les circonstances ont changé, a-t-elle souligné. Quand je l'ai dit, je croyais fortement que M. Bergeron allait quitter la politique. Je regardais à me présenter dans le district où il était, dans le centre-ville de Montréal. Mais les circonstances ont changé. Et il a fallu que je prenne une décision. »

« La première décision, ça a été de faire en sorte que Lorraine Pagé prenne le leadership du parti, a-t-elle ajouté. La deuxième, ça a été de faire en sorte de restructurer le parti pour assurer une forme de pérennité. Et après, j'ai commencé à penser à quelle pourrait être la façon pour moi d'avoir le plus d'impact et donc de défendre les causes montréalaises, mais à un autre niveau. »

Ce n'est qu'à partir de cette étape-là, a relaté Mme Joly, et devant les approches faites par des militants de divers horizons, qu'elle a commencé à réfléchir à la possibilité de s'investir en politique fédérale.

« La dette du parti a été remboursée, je me suis fait approcher par différentes personnes qui s'étaient impliquées avec moi, je me suis fait approcher par des gens d'Ahuntsic - Cartierville, et c'est là que je me suis dit : "OK, est-ce que je me donne la possibilité d'y réfléchir?". Et j'ai commencé à me bâtir une organisation pour Ahuntsic - Cartierville. »

Elle n'a pas précisé ce qui est advenu de son intention de se concentrer sur les affaires et la philanthropie. Elle a aussi affirmé que sa décision avait été accueillie de manière positive par les militants du Vrai changement pour Montréal. « Le fait que j'aie pris en charge la restructuration et que je leur laisse un parti en santé financière avec une bonne plateforme, de bons bénévoles, une bonne permanence, ça les rassure et ils sont contents et en même temps, ils savent qu'on va travailler ensemble sur des dossiers d'Ahuntsic-Cartierville et montréalais. »

Huitième candidate

Tant Mélanie Joly que Justin Trudeau se présentent comme des jeunes politiciens qui font de la politique « autrement ». À cet égard, elle ne croit pas que sa décision puisse alimenter le cynisme chez les électeurs, à la lumière de ses déclarations passées.

« Je n'alimente pas le cynisme, je me représente en politique! » s'est-elle défendu.

La course à l'investiture n'est pas gagnée d'avance dans la circonscription fédérale d'Ahuntsic. Sept candidats sont déjà sur les rangs et cinq d'entre eux ont fait savoir la semaine dernière qu'ils comptent rester dans la course, malgré l'arrivée de la candidate-vedette.

Au PLC, on affirme que les règles seront respectées, même si Mme Joly a été conseillère de Justin Trudeau dans sa course à la direction du parti et que le chef a vanté ses mérites aux journalistes d'Ottawa mardi.

« Le processus va être respecté, ça va être une investiture ouverte. Mais en même temps, on est heureux que des gens de la trempe de Mélanie se présentent et on n'est pas indifférents face aux résultats », a confié une source libérale.

Mme Joly promet elle aussi de respecter les règles et entend mettre à profit les leçons apprises en politique municipale pour remporter la faveur des militants libéraux et être choisie pour tenter de déloger la députée actuelle, Maria Mourani.

« C'est comme je l'ai fait à la mairie, je ne tiens rien pour acquis, dit-elle. Je m'assure de bâtir mon organisation, d'investir massivement dans les médias sociaux, dans le terrain, d'aller rencontrer les gens, de faire du porte-à-porte... »

« C'est exactement ce que j'ai fait et que je vais continuer à faire. Et pour moi, c'est une façon encore une fois de valoriser énormément le local, mais l'emmener aussi au niveau plus élevé, c'est-à-dire au niveau fédéral. »

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