Des fonds publics utilisés par Ottawa pour un sommet sur la sécurité

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(Ottawa) Le gouvernement Harper puise depuis 2009 dans les fonds de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) afin d'assumer la moitié des coûts liés à la tenue d'un sommet international annuel de deux jours sur la sécurité à Halifax.

En 2014, l'APECA a versé 1,245 million de dollars au Forum d'Halifax sur la sécurité internationale, organisation sans but lucratif qui a pignon sur rue à... Washington, selon des informations obtenues par La Presse.

En principe, le mandat de l'APECA est de «créer des possibilités de croissance économique au Canada atlantique en aidant les entreprises à devenir plus concurrentielles, plus innovatrices et plus productives, en travaillant avec les collectivités variées à développer et à diversifier leur économie et en faisant la promotion des atouts de la région», peut-on lire sur le site internet de l'agence.

Le ministère de la Défense a payé l'autre moitié des frais (1,255 million de dollars) liés à l'organisation de ce sommet, que l'on décrit dans des notes de synthèse comme le «Davos de la sécurité internationale», une allusion au sommet économique de Davos.

Le Forum d'Halifax réunit quelque 300 leaders en matière de défense et de sécurité des Amériques, de l'Europe, de l'Asie et du Proche-Orient afin de discuter des enjeux liés aux forces armées et à la sécurité.

Depuis 2009, l'APECA et le ministère de la Défense partagent à parts égales les coûts, mais l'APECA réduira progressivement sa contribution annuelle à partir de 2015 (996 000$) et jusqu'en 2018 (249 000$), selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Le ministère de la Défense, pour sa part, maintiendra sa contribution à hauteur de 1,2 million de dollars durant cette période.

Les organisateurs du sommet avaient prévu d'être en mesure de récolter suffisamment de fonds du secteur privé pour payer tous les coûts au plus tard en 2013, soit quatre ans après le lancement du Forum, mais cela n'a manifestement pas été le cas. Les contribuables canadiens se trouvent ainsi à payer les frais de voyage de la majorité des participants, les droits d'inscription et les frais de repas et d'hébergement.

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