Ottawa refuse à nouveau de divulguer les coûts de la mission en Irak

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

(Ottawa) Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a refusé de nouveau, hier, de divulguer l'évaluation des coûts de la mission militaire du Canada en Irak. Il a par contre déclaré qu'ils pourraient être dévoilés d'ici peu, dans le Budget supplémentaire des dépenses.

Témoignant devant un comité parlementaire, le ministre Nicholson n'a pas cédé devant l'insistance des députés du NPD, qui lui ont demandé à de nombreuses reprises de suivre l'exemple d'autres pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni en rendant publique son évaluation des coûts de la mission.

«Combien coûte cette guerre?», a martelé le député néo-démocrate Paul Dewar, tandis que le ministre de la Défense cherchait à esquiver la question.

Après plusieurs tentatives, le ministre Nicholson a finalement dit que «tous les coûts à cet égard seront divulgués de la manière normale, par l'entremise du Budget supplémentaire des dépenses».

Les Budgets supplémentaires des dépenses sont des documents sur la base desquels le gouvernement demande au Parlement d'approuver certains chefs de dépenses entre deux budgets principaux. Ils sont habituellement déposés à la Chambre en février, mai et octobre. L'an dernier, le Budget d'hiver a été déposé le 13 février.

«Il n'y a jamais eu de supervision plus étroite pour n'importe quelle mission entreprise par le gouvernement canadien dans l'histoire canadienne. Nous avons été directs, transparents depuis le début!», a néanmoins déclaré Rob Nicholson.

Pas une mission de combat

Le ministre Nicholson témoignait en compagnie du ministre des Affaires étrangères, John Baird, pour la première fois depuis septembre, lorsque le gouvernement a informé la Chambre de son intention d'envoyer environ 70 membres des forces spéciales canadiennes pour former et assister les forces de sécurité irakienne.

L'atmosphère était beaucoup plus tendue qu'il y a quatre mois, conséquence des dernières révélations des Forces armées sur l'implication de soldats canadiens dans des opérations de combat. Les partis de l'opposition accusent le gouvernement d'avoir induit le Parlement et les Canadiens en erreur en promettant que ces militaires ne seraient pas impliqués dans une mission de combat et qu'ils n'accompagneraient pas les forces irakiennes au front.

Il appert que des membres des forces spéciales ont contribué à identifier des cibles au sol pour des frappes aériennes à au moins 13 reprises depuis novembre. Ils ont aussi été impliqués dans trois échanges de tirs depuis deux semaines, se défendant contre des attaques du groupe armé État islamique alors qu'ils se trouvaient au front pour conseiller les Irakiens.

Le chef d'état-major de la Défense nationale, le général Tom Lawson, a réitéré que le Canada n'est pas impliqué dans une mission de combat au sol. «Un mandat d'aide et de conseils comme celui qui nous a été donné est un mandat où les troupes transportent des armes à feu, mais elles ne les utilisent que pour se défendre», a-t-il précisé.

Les partis d'opposition accusent le gouvernement de jouer sur les mots.

Les forces en Irak

À l'heure actuelle, le Canada a déployé six avions de chasse CF-18, deux avions de surveillance Aurora et un avion Polaris pour ravitailler les CF-18 en plein vol dans le cadre de cette mission. Cette portion de la mission a nécessité le déploiement de 600 militaires au Koweït. En outre, le Canada a déployé quelque 70 militaires en Irak pour conseiller les forces irakiennes sur les meilleurs moyens pour contrer la menace du groupe armé État islamique.

En principe, le gouvernement Harper a indiqué que la mission des Forces canadiennes en Irak prendrait fin après six mois, soit en mars. Sa prolongation pourrait toutefois faire l'objet d'un débat au Parlement au cours des prochains mois.

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