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La vice-présidente du Bloc plie bagage

Dans la hiérarchie du Bloc, Annie Lessard se... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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Dans la hiérarchie du Bloc, Annie Lessard se trouvait directement sous Mario Beaulieu, qui est à la fois chef et président de la formation politique. Elle présidait aussi le bureau national du Bloc.

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Alors que des éclaircies se pointaient à l'horizon, à moins de 10 mois du scrutin fédéral, Mario Beaulieu perd la vice-présidente de son parti et présidente de son «conseil d'administration», a appris La Presse.

Annie Lessard a décidé de quitter la direction du Bloc québécois, car elle n'était plus à l'aise avec la manière dont il était géré, a-t-elle confié à La Presse. Elle a fait parvenir sa lettre de démission à sa formation politique hier.

«Dans la situation actuelle, il m'était difficile de travailler au bureau national [le conseil d'administration du Bloc]», a-t-elle confirmé en entrevue téléphonique avec La Presse. «Ça va permettre aux gens en poste et à M. Beaulieu de faire les choses comme ils entendent les faire.»

Dans la hiérarchie du Bloc, Mme Lessard se trouvait directement sous Mario Beaulieu, qui est - comme Gilles Duceppe et Daniel Paillé avant lui - à la fois chef et président de la formation politique. Elle présidait aussi le bureau national du Bloc.

Après les députés Jean-François Fortin et André Bellavance, c'est la troisième démission de poids à survenir au Bloc depuis l'arrivée de Mario Beaulieu. D'autres élus locaux ont aussi claqué la porte.

«Plus à l'aise là-dedans»

Militante de longue date et fille de l'ancien député bloquiste Yves Lessard, Annie Lessard a occupé la présidence par intérim du parti entre la démission de Daniel Paillé et l'élection de Mario Beaulieu. Elle était vice-présidente du Bloc québécois depuis le début de l'année 2012.

«Je travaille toujours dans le respect des membres, des instances et des décisions qui y sont prises, a-t-elle ajouté au bout du fil. Quand je m'aperçois que ce n'est pas [fait] tout à fait de la façon dont je le conçois, je ne suis plus à l'aise là-dedans.» Le bureau national, «c'était rendu [que ça servait plus à] entériner [des décisions déjà prises] qu'autre chose».

Elle a toutefois tenu à souligner que le Bloc québécois demeurait son parti et qu'elle continuerait à y militer.

Dans sa lettre de démission, elle rend hommage au travail accompli par Daniel Paillé et son équipe «pour avoir su garder [l']organisation en aussi bonne santé politique depuis les élections de mai 2011». Elle a aussi souhaité bonne chance à Mario Beaulieu et à la «nouvelle direction».

Deux employées partent aussi

Selon nos informations, deux employées du Bloc québécois viennent aussi de faire leurs boîtes et de quitter la toute petite équipe de salariés travaillant au siège social du parti.

L'une d'elles a été remerciée à la fin d'un contrat de travail non renouvelé, alors qu'une autre aurait quitté ses fonctions après qu'on lui eut fait comprendre que cela valait mieux. Toutes deux étaient des employées du Bloc depuis des années.

Après avoir dû encaisser une série de démissions qui a ravagé jusqu'à son caucus parlementaire, Mario Beaulieu voyait sa situation se stabiliser depuis quelques semaines avec près de 15% des intentions de vote selon la maison CROP. Il avait chuté beaucoup plus bas au plus fort de la tempête politique qui a immédiatement suivi son élection comme successeur de Daniel Paillé à la tête du Bloc.

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