Ottawa réagit au rapport d'enquête sur le décès d'Ashley Smith

Ashley Smith, âgée de 19 ans, de Moncton,... (Photo Bureau du Coroner en chef de l'Ontario, Archives PC)

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Ashley Smith, âgée de 19 ans, de Moncton, s'était étouffée dans sa cellule d'isolement au pénitencier de Kitchener, en Ontario, en octobre 2007.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO

Un an après la publication du rapport sur le suicide de la jeune détenue Ashley Smith, les autorités carcérales se demandent toujours comment réduire le recours à l'isolement dans les pénitenciers fédéraux, ainsi que le temps passé par un détenu en isolement.

Dans sa réponse au rapport d'enquête sur la mort de la jeune Néo-Brunswickoise perturbée, le gouvernement admet qu'il cherche toujours des «solutions de rechange novatrices» pour la réintégration dans la communauté carcérale de détenus turbulents.

Le jury à l'enquête sur la mort par asphyxie de la jeune femme, aux prises avec des problèmes de santé mentale, avait formulé 104 recommandations, il y a un an.

Le Service correctionnel du Canada indique qu'il poursuivra ses consultations dans l'espoir d'élaborer, d'ici juin prochain, une nouvelle stratégie en matière d'isolement des détenus, afin de réduire le recours à cette pratique.

Les jurés à l'enquête sur la mort d'Ashley Smith avaient notamment recommandé d'éliminer l'«isolement cellulaire indéfini», et de limiter à 15 jours la période maximale d'isolement «à long terme». Ils suggéraient aussi de limiter le nombre d'épisodes d'isolement que l'on pouvait imposer à un même détenu.

Dans sa réplique de 26 pages, le gouvernement rejette d'abord le terme d'«isolement cellulaire», rappelant que le droit canadien et les politiques carcérales parlent plutôt d'«isolement préventif». Pour l'un des avocats de la famille Smith, Julian Roy, cela en dit long sur le sérieux du gouvernement fédéral dans ce dossier.

Ashley Smith, âgée de 19 ans, de Moncton, s'était étouffée dans sa cellule d'isolement au pénitencier de Kitchener, en Ontario, en octobre 2007. Les agents de détention, qui avaient reçu la directive de ne pas intervenir, avaient assisté à la scène - qu'ils avaient même enregistrée à l'aide d'une caméra vidéo. La jeune femme avait passé la majeure partie des trois années précédentes en isolement, et au cours de la dernière année, elle avait changé d'institution à 17 reprises.

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