Les libéraux ont causé du tort aux présumées victimes de harcèlement, estime Mulcair

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Mercredi, le chef du PLC, Justin Trudeau, a causé une commotion à Ottawa en annonçant la suspension de deux députés libéraux, Massimo Pacetti et Scott Andrews, de son caucus après avoir été informé d'allégations de « fautes personnelles » commises à l'endroit de deux députées du NPD.

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(Ottawa) Le chef du NPD, Thomas Mulcair, estime que le Parti libéral du Canada a causé de nouvelles blessures aux députées qui se sont plaintes d'avoir été victimes de harcèlement sexuel en rendant l'affaire publique sans leur consentement.

« De notre côté, la préoccupation première est de respecter leur voeu de ne pas rendre l'affaire publique. C'était leur désir et nous avons respecté ce souhait. Quiconque est allé à l'encontre de cela court le risque d'en faire des victimes une deuxième fois et ce n'est pas une chose à laquelle nous voudrions participer », a déclaré Thomas Mulcair dans un point de presse à Whitby, près de Toronto.

Mercredi, le chef du PLC, Justin Trudeau, a causé une commotion à Ottawa en annonçant la suspension de deux députés libéraux, Massimo Pacetti et Scott Andrews, de son caucus après avoir été informé d'allégations de « fautes personnelles » commises à l'endroit de deux députées du NPD. L'identité des présumées victimes n'a pas été dévoilée.

Ces allégations lui ont été communiquées par l'une de ces députées néo-démocrates la semaine dernière. Mais selon le NPD, les deux femmes ne souhaitaient pas rendre ces informations publiques. La sortie du chef libéral les a donc pris totalement par surprise.

M. Trudeau a demandé au président de la Chambre des communes et au Bureau de régie interne de prendre les moyens pour faire toute la lumière dans cette affaire.

Les deux députés libéraux nient avoir commis des actes répréhensibles. Ils siégeront comme indépendants à la Chambre des communes et leur candidature en vue des prochaines élections a aussi été mise sur la glace en attendant l'issue des enquêtes.

Justin Trudeau a justifié sa décision mercredi en disant qu'il lui fallait agir promptement compte tenu du sérieux des allégations. « Nous sommes en 2014, a-t-il déclaré. Je suis conscient qu'il est difficile pour les gens de partager ce type d'information. Mais je crois sincèrement que ceux d'entre nous qui sont en position d'autorité ont le devoir d'agir quand des allégations de cette nature sont formulées. »

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