Un député libéral veut rétablir le questionnaire détaillé de recensement

Les bureaux de Statistique Canada à Ottawa.... (Photo Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

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Les bureaux de Statistique Canada à Ottawa.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Les Communes débattront d'un projet de loi d'initiative parlementaire qui rétablirait le questionnaire détaillé et obligatoire de recensement, éliminé par le gouvernement conservateur en 2010.

Le député libéral ontarien Ted Hsu a déposé un projet de loi qui amenderait la Loi sur la statistique, afin de pérenniser l'envoi, tous les cinq ans, des questionnaires détaillés de recensement de Statistique Canada.

Le projet de loi permet la modification de la définition du questionnaire détaillé en fonction de «toute nouvelle source de données ou méthode de collecte de données» qui pourrait être mise au point dans le futur, en plus de permettre au statisticien en chef de déterminer le pourcentage de ménages qui devraient le remplir.

Le projet de loi vise aussi à modifier le mécanisme de nomination du statisticien en chef, qui serait maintenant choisi par le gouvernement sur recommandations d'un comité de sélection.

M. Hsu a même écrit une lettre ouverte au premier ministre Stephen Harper, où il soutient que remplir le questionnaire détaillé de recensement constitue un devoir citoyen, qui procure ensuite au gouvernement des données fiables pour élaborer ses politiques.

Selon le député, un ancien spécialiste en physique ayant aussi travaillé dans le secteur financier, des données fiables sont essentielles pour la prise de décisions gouvernementales, comme l'emplacement de futurs réseaux d'égouts, la planification de trajets d'autobus ou la mise en place de services destinés aux immigrants. «Si nous voulons prendre des décisions éclairées à propos de la façon dont nous dépensons l'argent des contribuables, nous devons disposer de bonnes informations pour ce faire», estime-t-il.

Les conservateurs avaient remplacé le questionnaire détaillé de recensement par l'Enquête nationale auprès des ménages, une décision qui avait soulevé un tollé dans des milieux très divers, des groupes religieux en passant par les gouvernements provinciaux.

Lorsque les résultats de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 ont été publiés, les données de plus d'un millier de communautés n'ont pas été divulguées à cause des faibles taux de réponse, et donc d'un manque de fiabilité des chiffres obtenus.

On craignait également l'apparition d'un biais dans certaines données sur des tranches précises de la population qui étaient moins portées à remplir les questionnaires volontaires, tels les membres des communautés autochtones et les résidents à faible revenu.

Des détracteurs ont aussi dénoncé le fait que l'information recueillie en 2011 ne pouvait pas être directement comparée à celle de 2006, obtenue en vertu du régime obligatoire.

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