Ottawa boycotte une réunion de l'OMS qui se tiendra en Russie

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

La secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé s'est dite «ravie» d'annoncer qu'Ottawa boycotterait une conférence de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévue à Moscou, en Russie.

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La députée Eve Adams.

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La députée Eve Adams a indiqué vendredi que les représentants du Canada ne se présenteraient pas à la table de cette conférence, qui doit porter sur le tabagisme.

Sur Twitter, elle a écrit qu'elle était «ravie» de faire cette annonce - un commentaire qui lui a valu de nombreuses répliques.

À l'issue de la période des questions, Mme Adams a plaidé que le Canada n'avait pas l'intention de «légitimer les actions du régime de [Vladimir] Poutine en Ukraine et ses tactiques de répression soviétiques».

La députée ontarienne n'a pas voulu dire ce qui justifiait cette politique de la chaise vide autour une table de l'OMS.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière d'affaires étrangères, Paul Dewar, se demande si ce boycottage sera vraiment utile.

Suggérant qu'une rencontre de l'OMS n'est pas véritablement liée aux questions de politique étrangère des États, il a fait valoir que le Canada devrait garder «certaines portes ouvertes» pour exercer des pressions sur la Russie.

Invité à commenter sur la façon dont Eve Adams a présenté la décision du gouvernement, M. Dewar a laissé tomber que la rhétorique des troupes de Stephen Harper était parfois un peu enflammée («hot»), mais pas toujours suivie de gestes concrets.

Sa collègue Hélène Laverdière a pour sa part remis en question le choix de mot de la députée conservatrice.

«Écoutez, moi, d'être ravi de ne pas être assis à une table, quelle que soit la raison [...] je trouve ça plutôt étrange. Je trouve qu'il faudrait être triste», a-t-elle commenté prudemment en point de presse.

Ottawa adopte un discours musclé face à la Russie, surtout depuis l'annexion de la Crimée, qui faisait partie de l'Ukraine.

Dans la foulée de ces événements, le gouvernement canadien a annoncé une série de sanctions économiques contre la Russie.

Le premier ministre Stephen Harper soutient sans réserve l'Ukraine - le président Petro Porochenko a d'ailleurs été reçu en grande pompe à Ottawa à la mi-septembre.

À l'instar de ses partenaires du G7, le Canada avait boycotté un sommet qui devait se tenir en juin dernier à Sotchi pour dénoncer l'attitude russe dans le conflit avec son voisin ukrainien.

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