La côte nord de la C.-B. n'est pas pour les superpétroliers, estime Mulcair

Respecter les droits inhérents des Premières Nations, les... (Photo DARRYL DYCK, PC)

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Respecter les droits inhérents des Premières Nations, les droits issus de traités et les obligations internationales du Canada n'est pas seulement «la bonne chose à faire selon la loi, mais aussi la chose logique à faire d'un point de vue économique», a dit Thomas Mulcair.

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Tamsyn Burgmann
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Une visite au chenal marin de Douglas, sur la côte nord de la Colombie-Britannique, a convaincu le chef de l'opposition aux Communes, Thomas Mulcair, qu'il serait «absolument fou» de permettre à des superpétroliers transportant du bitume brut d'emprunter cet étroit passage qui relie le Pacifique au port en eaux profondes de Kitimat.

Le chef du Nouveau Parti démocratique a déclaré mardi que la route prévue pour exporter du pétrole vers l'Asie «n'a aucun sens», et que pour cette raison, son parti adopterait une loi interdisant l'utilisation de ce chenal s'il était au pouvoir.

Le chenal de Douglas s'étend sur 90 kilomètres, et relie l'océan Pacifique à Kitimat, terminal du controversé oléoduc Northern Gateway entre les sables bitumineux de l'Alberta et la côte ouest.

Le projet mènerait des centaines de superpétroliers transportant le bitume d'Alberta à utiliser ce passage étroit vers la mer.

M. Mulcair a rencontré lundi les dirigeants de Kitimat et les leaders des Premières Nations Haisla et Gitga'at de la baie Hartley.

Quand on l'a questionné sur la décision historique de la Cour suprême du Canada, qui a accordé pour une première fois, le mois dernier, des titres ancestraux au peuple Tsilhqot'in, qui habite les terres intérieures de la Colombie-Britannique, M. Mulcair a déclaré qu'un gouvernement du NPD aurait établi des relations «nation à nation» avec les peuples autochtones.

Respecter les droits inhérents des Premières Nations, les droits issus de traités et les obligations internationales du Canada n'est pas seulement «la bonne chose à faire selon la loi, mais aussi la chose logique à faire d'un point de vue économique», disait-il.

Environ 120 jugements sur les droits des peuples autochtones n'ont pas été respectés, a soutenu M. Mulcair.

«Si vous ne faites pas la bonne chose en ce qui concerne les Premières Nations, plusieurs projets ne verront pas le jour dans ce pays, a-t-il ajouté. Nous devons commencer à respecter les décisions judiciaires plutôt que de les contester.»

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