Le premier ministre Stephen Harper affirme que les conservateurs s'en prennent aux clients de la prostitution et aux proxénètes car les Canadiens n'accepteraient pas qu'on légalise purement et simplement ces activités.

M. Harper a fait valoir lundi que les activités liées à la prostitution sont illégales car elles sont néfastes pour les femmes et la société en général.

Le projet de loi prévoit de criminaliser l'achat de services sexuels, cible ceux qui profitent des fruits de la prostitution, et rendrait illégal pour les prostituées d'offrir leurs services dans un lieu public si des enfants peuvent se trouver à proximité.

Les nouvelles infractions liées aux activités de prostitution visent à réduire la demande pour les services sexuels, protéger les travailleuses du sexe de l'exploitation, et offrir une protection accrue aux enfants et aux résidants des quartiers.

Certains critiques, incluant le Nouveau Parti démocratique (NPD), soutiennent que le projet de loi est profondément imparfait, et qu'il est probablement inconstitutionnel car il ne protège pas les femmes de manière adéquate - l'argument justement invoqué par la Cour suprême pour invalider la loi existante.

Le gouvernement Harper a rejeté l'idée de demander à la Cour suprême du Canada de se prononcer sur la constitutionnalité du nouveau projet de loi.