Arctique: la crise en Ukraine pourrait causer problème

Le premier ministre de l'Islande Sigmundur Gunnlaugsson, de passage mardi... (Photo: PC)

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Le premier ministre de l'Islande Sigmundur Gunnlaugsson, de passage mardi à Edmonton, estime que le comportement de la Russie pourrait rendre difficile la conclusion d'ententes environnementales ou économiques.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

La Presse Canadienne
Edmonton

L'implication de la Russie en Ukraine pourrait être un signe avant-coureur de problèmes à venir dans la gestion de la coopération entre les différents États intervenant dans l'exploitation de l'Arctique, prévient le premier ministre de l'Islande.

Sigmundur Gunnlaugsson estime que le fait que le Kremlin ait eu recours à la force en Crimée pourrait rendre plus difficile la conclusion d'accords entre les huit pays siégeant au Conseil de l'Arctique, dont l'Islande, le Canada et la Russie.

Plusieurs acteurs dans le dossier se sont inquiétés de la possibilité d'embûches futures dans la gestion du développement de cette région stratégique du monde, a-t-il poursuivi.

L'ex-secrétaire d'État américaine Hillary Clinton est du nombre, ayant tenu des propos similaires plus tôt cette semaine dans un discours à Calgary.

Mme Clinton a soutenu qu'il était dans l'intérêt de la Russie, du Canada, des États-Unis et des cinq autres membres du Conseil de l'Arctique d'en arriver à des ententes sur la gestion de l'exploitation des ressources de cette région.

Le Kremlin a déployé des troupes en Crimée peu après la fuite du président déchu de l'Ukraine, Viktor Ianoukovitch, chassé du pouvoir après des semaines de manifestations antigouvernement.

Les États impliqués dans le développement de l'Arctique doivent ainsi s'entendre dans plusieurs dossiers épineux, dont l'exploitation et le transport sécuritaire du pétrole ou encore la pêche commerciale.

M. Gunnlaugsson estime que le comportement de la Russie pourrait rendre difficile la conclusion d'ententes environnementales ou économiques.

L'Islande fonde beaucoup d'espoirs sur le développement de l'Arctique pour dynamiser son secteur économique, prévoyant entre autres la construction d'un port majeur sur la côte nord-est de son territoire en prévision du trafic maritime croissant dans la région.

Le pays fait également preuve d'initiatives sur le plan diplomatique avec la création du Cercle de l'Arctique, un forum international qui incluait des États ne partageant aucune frontière avec l'Arctique - telle la Chine --, avant de leur accorder le statut d'observateur au Conseil de l'Arctique.

M. Gunnlaugsson se trouvait à Edmonton dans le cadre d'une mission commerciale.




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