Réforme électorale au Canada: mises en garde des É.-U.

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Plusieurs recherches sur les règles sur l'identification des électeurs évoquent un impact sur le taux de participation, particulièrement chez certains groupes démographiques précis: les jeunes, les pauvres et les minorités.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne

L'un des protagonistes du débat entourant la question du droit de vote aux États-Unis affirme que le Canada marche sur une glace très mince avec sa proposition de réforme de la loi électorale.

Witold Walczak, l'un des avocats ayant réussi à renverser la loi sur l'identité des électeurs en Pennsylvanie, le mois dernier, soutient que le projet de loi présenté par le gouvernement Harper mènera inévitablement à priver certaines personnes de leur droit de vote.

Voilà pourquoi, dit-il, tout changement apporté aux normes électorales devrait être effectué avec la plus grande prudence, afin d'obtenir des résultats électoraux plus précis.

Cette mise en garde provient d'un pays où le droit de vote est un sujet particulièrement délicat, pour d'évidentes raisons historiques. L'impact des règles sur l'identification des électeurs a également fait l'objet d'importantes études.

Plusieurs recherches évoquent un impact sur le taux de participation, particulièrement chez certains groupes démographiques précis: les jeunes, les pauvres et les minorités.

En termes statistiques, l'effet a varié de quelques points de pourcentage à plus d'une dizaine, en vertu de l'étude, de l'État et des spécificités des règles.

Les nouvelles règles envisagées par Ottawa ne sont pas aussi strictes que celles annulées en Pennsylvanie, où le droit de vote dépendait d'un document délivré par le département des Transports nécessitant une carte d'identité parfois impossible à obtenir.

Malgré les différences avec les États-Unis, M. Walczak croit que les Canadiens devraient se poser une question importante: est-ce que le nombre de cas de fraudes empêchées serait plus important que le nombre d'électeurs ne pouvant plus voter?

Le directeur général des élections Marc Mayrand soutient que la fin de l'identification par un pair touchera plus de 100 000 électeurs.

Le gouvernement canadien refuse de se prononcer sur le débat concernant l'identité des électeurs aux États-Unis. En fait, plusieurs demandes pour savoir si Ottawa avait simplement consulté des données sur cette question américaine n'ont suscité aucune réponse. Plusieurs appels et courriels auprès du ministre Pierre Poilievre ont entraîné une réponse de 429 mots... qui ne fait jamais référence au voisin du Sud.

Ce courriel fait référence à un rapport d'Élections Canada affirmant que des irrégularités avaient entaché 25% des cas d'identification par un pair lors des élections de 2011.




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