Harper accompagné d'un pasteur homophobe au Moyen-Orient

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Stephen Harper a signé le livre d'or du hall des noms après qu'il eut visité avec sa femme Laureen le mémorial de Yad Vashem, mardi à Jérusalem.

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Le premier ministre Stephen Harper, en voyage officiel au Moyen-Orient, est accompagné de représentants de la société civile, dont un pasteur homophobe de la région d'Ottawa, dont les frais d'hébergement sont payés à même les fonds publics.

Shawn Ketcheson, pasteur senior de la Trinity Bible Church, qui décrit son Église comme «un groupe de personnes qui ont un amour passionné pour Jésus et qui désirent partager cet amour», n'entretient pas une relation aussi passionnelle envers les homosexuels.

Si l'on en croit le quotidien The Globe and Mail, M. Ketcheson, qui fait partie du groupe de 208 personnes qui accompagnent le premier ministre, aurait affirmé à titre de pasteur que la Bible enseignait que «l'homosexualité était mal, anormale, et qu'elle était une conséquence de la colère de Dieu».

Déjà en mai 2011, il publiait un texte sur le site internet de l'Église où il critiquait une nouvelle directive adoptée par le Parlement ontarien afin d'obliger les écoles publiques à traiter des questions relatives à l'homosexualité.

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Shawn Ketcheson

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«Nous vivons dans un monde qui change rapidement. Ce que nous considérions comme mal il y a quelques années est maintenant considéré comme bien. [...] Pour les chrétiens, c'est une période difficile [...]. Ce que la Bible nous enseigne être mal, nos écoles publiques nous enseignent que c'est bien. Que devraient faire les parents et les grand-parents [de ces enfants]?», se questionnait-il.

Selon l'attaché de presse du premier ministre Harper, Carl Vallée, qui a confirmé à La Presse que les frais d'hébergement du pasteur étaient payés à même les fonds publics, M. Ketcheson ne parle pas au nom du gouvernement canadien pendant ce voyage au Moyen-Orient.

«Dans une délégation de cette importance, vous trouverez toujours un vaste éventail de points de vue différents, dont certains avec lesquels nous sommes en désaccord», a-t-il déclaré.

Les partis de l'opposition à Ottawa ont toutefois unanimement critiqué la présence du pasteur, pour qui les propos anti-gais ne cadrent pas avec les valeurs canadiennes.

«Quand on organise une délégation à l'étranger, on doit s'arranger pour qu'elle représente les valeurs du pays. La discrimination n'est pas une valeur canadienne», a martelé la députée du NPD Hélène Laverdière.

«Le premier ministre doit expliquer pourquoi il a choisi ces personnes. L'homophobie ne représente certainement pas la politique ou les valeurs canadiennes. Le premier ministre a fait le point très fortement que l'antisémitisme est quelque chose d'horrible, mais l'homophobie l'est également», a pour sa part affirmé le libéral Marc Garneau.

Le Globe and Mail rapportait également que deux autres membres de la délégation canadienne avaient tenu par le passé des propos injurieux envers les homosexuels.

Le président de Crossroads Christian Communications, Don Simmonds, aurait déjà comparé l'homosexualité à la «bestialité» et à la «pédophilie». Enfin, le rabbin Bulka, qui a obtenu en juin dernier l'Ordre du Canada, a longuement été membre d'une organisation qui «aidait les personnes qui étaient séduites sans le savoir par des personnes de même sexe».

Les deux hommes font tous deux partie de la délégation canadienne au Moyen-Orient.




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