G20: Harper prend position sur la Syrie

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Le président russe a accueilli M. Harper avec une simple poignée de main à son arrivée jeudi au palais Constantin.

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Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
SAINT-PÉTERSBOURG

Le premier ministre Stephen Harper a pris fermement position relativement à deux sujets controversés lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, jeudi, tout en nourrissant peu d'espoir d'arriver à un consensus avec les autres leaders sur l'une ou l'autre de ces questions.

Accompagné de deux de ses ministres, M. Harper a clairement fait savoir qu'une intervention militaire était nécessaire en Syrie, et que les pays du G20 devraient, à l'instar du Canada, se fixer des objectifs ambitieux en matière de réduction de leur dette.

Concernant le conflit syrien, un sujet qui était sur toutes les lèvres même s'il ne figurait pas à l'ordre du jour de la rencontre, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré jeudi qu'il y avait peu de chance que les nations du G20 trouvent un terrain d'entente.

M. Baird a affirmé que le premier ministre et lui-même ne se faisaient pas d'illusion sur la possibilité de conclure une entente concernant la crise au cours du sommet russe, et qu'ils espéraient tout au plus avoir de bons échanges sur la question syrienne avec leurs homologues respectifs.

L'attaché de presse du président russe, Vladimir Poutine, avait indiqué plus tôt jeudi que son pays n'était toujours pas convaincu de l'existence de preuves crédibles que le régime de Bachar el-Assad avait utilisé des armes chimiques contre sa propre population. Selon M. Poutine, toute action militaire contre le gouvernement syrien sans l'approbation des Nations unies irait à l'encontre du droit international.

John Baird et Stephen Harper ont souvent critiqué la Russie au cours des derniers mois en raison du soutien qu'elle accorde à Assad, et de son opposition constante aux diverses propositions présentées à l'ONU pour faire plier le régime syrien.

Le président russe a accueilli M. Harper avec une simple poignée de main à son arrivée jeudi au palais Constantin. Les deux leaders n'ont toutefois pas fait la conversation. M. Poutine a réservé un accueil similaire au président américain, Barack Obama, et au président français, François Hollande, qui sont tous les deux en faveur d'une frappe militaire contre le régime syrien.

Équilibre budgétaire

En ce qui concerne l'économie mondiale, le premier ministre a également adopté une position ferme, insistant sur la nécessité pour les pays de contrôler leurs dépenses et d'établir des objectifs clairs pour réduire leur dette nationale.

Le gouvernement conservateur a promis de faire passer le ratio de la dette fédérale au PIB à 25% d'ici 2021. Il y a un an, le ministère des Finances avait prévu que ce ratio atteindrait 23,8% d'ici 2020-2021, dans une étude sur le vieillissement de la population.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a déclaré jeudi que la diminution du ratio de la dette au PIB était une question d'équilibre et non d'austérité.

«Nous dépensons de l'argent pour la création d'emplois et la formation professionnelle ainsi que sur d'importants projets d'infrastructures à long terme - c'est l'un des plateaux de la balance, a expliqué M. Flaherty. L'autre, c'est de s'assurer de revenir à des budgets équilibrés et de s'attaquer au ratio dette/PIB à moyen terme.»

Le retour à l'équilibre budgétaire dans un contexte où certains pays sont aux prises avec des taux de chômage élevés est l'un des défis du G20. Mais le Canada ne s'attend pas non plus à obtenir beaucoup d'appuis dans ce dossier.

Lorsque les ministres des Finances et les dirigeants des banques centrales se sont rencontrés en juillet, ils se sont mis d'accord pour soutenir la croissance économique avant de diminuer leur déficit et leur dette. Ironiquement, M. Poutine est l'un des seuls à favoriser l'adoption de mesures plus musclées pour assainir les finances publiques.

«Après des discussions animées, il fut convenu qu'il était nécessaire de trouver le meilleur équilibre possible entre l'assainissement des finances publiques et le soutien à la croissance économique», a indiqué le président russe, jeudi.

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