L'ex-sénateur Michael Fortier abolirait le Sénat

Michael Fortier dresse un portrait peu flatteur de... (Photo David Boily, archives La Presse)

Agrandir

Michael Fortier dresse un portrait peu flatteur de la Chambre haute, quatre ans après avoir quitté la politique.

Photo David Boily, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(OTTAWA) Un ancien sénateur conservateur nommé par le premier ministre Stephen Harper ne voit plus l'utilité du Sénat et va même jusqu'à se prononcer pour son abolition.

Michael Fortier, qui a été sénateur de 2006 à 2008 et ministre des Travaux publics et du Commerce international durant la même période, s'est dit désabusé de la Chambre haute peu de temps après y avoir mis les pieds.

M. Fortier, qui a démissionné de son poste de sénateur afin de briguer - sans succès - les suffrages dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges aux élections fédérales d'octobre 2008, avait été nommé au Sénat afin d'assurer une représentation de la région de Montréal à la table du cabinet.

«Si j'avais à choisir aujourd'hui, je dirais que je suis probablement plus prêt que jamais de vouloir fermer cette place. Je n'en vois plus l'utilité», a affirmé M. Fortier dans une entrevue accordée à la radio de CBC dans le cadre de l'émission The House, diffusée samedi.

Actuellement vice-président de RBC Markets, M. Fortier dresse un portrait peu flatteur de la Chambre haute, quatre ans après avoir quitté la politique.

«J'étais très naïf à l'époque. Je croyais que ce serait un endroit différent de ce que j'ai vu. J'ai trouvé le Sénat extrêmement partisan des deux côtés, y compris le mien. Je trouvais cela très agaçant parce que ces gens tentaient de jouer le rôle d'un député et ils ne le sont pas», a ajouté M. Fortier, qui était coprésident de la campagne nationale des conservateurs aux élections de 2006.

Durant son séjour au Sénat, M. Fortier ne participait pas souvent aux débats ou aux périodes de questions. Il trouvait que l'environnement de travail n'était pas très «stimulant». Il a aussi critiqué la pratique de nommer au Sénat des amis du régime au pouvoir. «Cette pratique n'est clairement pas optimale», a-t-il dit.

Des sénateurs dans l'embarras

M. Fortier a tenu ces propos dans le contexte où le Sénat vit une crise provoquée par l'abus de fonds publics de la part de certains sénateurs.

Trois sénateurs - les conservateurs Mike Duffy et Patrick Brazeau et le libéral Mac Harb - font l'objet d'une enquête d'une firme de comptable pour avoir réclamé des milliers de dollars en allocation de logement même si leur résidence principale est dans la région de la capitale nationale. Devant l'ampleur de la controverse, Mike Duffy a fait savoir qu'il remboursera les fonds ainsi empochés. La somme pourrait atteindre 90 000$.

Patrick Brazeau a aussi été suspendu du Sénat par ses pairs après avoir été accusé d'agression sexuelle et de voies de fait. Il a plaidé non coupable à ces deux accusations. La sénatrice conservatrice Pamela Wallin fait aussi l'objet d'une enquête pour ses frais de déplacement élevés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer