Deuxième mandat d'Obama: pour Harper, priorité à l'économie

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Les autorités canadiennes attendent notamment avec impatience la décision du président Obama de donner ou non son feu vert au projet de construction du pipeline Keystone XL.

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(Ottawa) À l'amorce du deuxième mandat du président Barack Obama, les attentes du Canada demeurent les mêmes: Washington doit privilégier les mesures qui favoriseront la croissance de l'économie américaine et qui permettront de réduire les temps d'attente à la frontière canado-américaine.

Malgré les efforts des dernières années pour diversifier l'économie canadienne, le gouvernement Harper demeure conscient que les États-Unis représentent toujours le plus grand partenaire commercial du Canada. Plus de 73% des exportations canadiennes aboutissent sur le marché américain.

La croissance de l'économie canadienne demeure donc tributaire de l'état de santé de celle des États-Unis. Le gouvernement Harper redoute un nouveau bras de fer au Congrès sur le relèvement du plafond de la dette au cours des prochaines semaines. De longues et pénibles négociations entre la Chambre des représentants, à majorité républicaine, et l'administration Obama pourraient ébranler la confiance des investisseurs et des marchés financiers, ce qui nuirait à la croissance de l'économie américaine.

Le pipeline Keystone XL dans la ligne de mire

Les autorités canadiennes, les gens d'affaires et certaines provinces attendent aussi avec impatience la décision du président Obama de donner ou non le feu vert au projet de construction du pipeline Keystone XL.

La semaine dernière, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a envoyé une lettre au président américain lui enjoignant d'approuver le projet. Dans cette lettre, signée également par 10 gouverneurs américains républicains, M. Wall soutient que ce projet permettrait de créer des milliers d'emplois au Canada et aux États-Unis.

Devant les pressions de groupes environnementalistes, de citoyens et de politiciens, M. Obama a rejeté l'an dernier le tracé proposé par la société TransCanada Corp. Cette dernière a proposé un nouveau tracé à l'administration Obama, qui doit prendre une décision au printemps.

«Nous respectons le processus de délivrance de permis des États-Unis et nous avons bon espoir que la proposition de prolongement du pipeline sera approuvée sur ses mérites», a affirmé à ce sujet le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver.

Chez les gens d'affaires, on souhaite aussi que le projet de construction d'un nouveau pont entre Windsor et Detroit aille de l'avant le plus rapidement possible. On veut également la mise en oeuvre de certaines mesures pour accélérer le passage à la frontière prévues dans l'accord destiné à créer un périmètre de sécurité nord-américain.

«Mais au-delà de ces projets, le plus important en ce moment est que l'administration américaine remette l'économie américaine sur ses rails. Tant que la situation économique de nos voisins du Sud ne sera pas stabilisée, il sera difficile de voir des progrès sur les dossiers importants pour nous», a indiqué Émilie Potvin, de la Chambre de commerce du Canada.

Par ailleurs, le député néo-démocrate Paul Dewar souhaite quant à lui que l'administration Obama fasse preuve de plus de leadership en matière de lutte contre les changements climatiques afin de forcer la main au gouvernement Harper, perçu comme un cancre par les groupes environnementalistes.

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