Une coalition accuse les conservateurs d'attaquer les droits et la démocratie

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Le premier ministre Stephen Harper.

La Presse Canadienne

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

Le gouvernement de Stephen Harper est devenu un frein à l'avancement des droits au Canada comme au niveau international et représente une menace à la démocratie.

Ce constat sévère et sans appel a été lancé jeudi matin à Montréal par la Coalition «Pas de démocratie sans voix», un regroupement de plus d'une centaine d'organismes sociaux québécois impliqués, pour la plupart, dans la défense des droits de divers groupes.

Il faisait écho au cri d'alarme semblable lancé au même moment à Ottawa par sa contrepartie pancanadienne, Voices.

La Coalition a appelé les partis d'opposition ainsi que toute la société à s'élever contre les gestes répétés du gouvernement conservateur pour museler toutes les voix qui sont en désaccord avec ses politiques.

Les organismes ont notamment invoqué le retrait du financement des organismes de défense des droits des gais et lesbiennes, des droits des femmes et plusieurs autres ainsi que le bâillon imposé à l'ensemble du personnel fédéral.

Ils ont également rappelé que le gouvernement Harper a abrogé le parlement à plus d'une reprise pour éviter des débats qui risquaient de le remettre en question.

Ils ont aussi dénoncé les moyens détournés utilisés par le gouvernement pour tenter d'imposer des reculs, notamment en matière de droit à l'avortement.

La Coalition a fait valoir que la réputation internationale du Canada a été sérieusement entachée depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs. Ainsi, par exemple, le Canada qui occupait en 2005 le 5e rang d'un classement des Nations-Unies en matière d'avancement des droits des femmes avait glissé au 25e rang en 2009.

Les organismes, qui veulent mobiliser le plus large éventail d'intervenants possible, ont émis une déclaration dans laquelle ils réclament notamment du gouvernement du Canada qu'il protège et défendre les droits et libertés, en particulier la liberté d'expression au Canada et à l'étranger; qu'il fasse preuve de transparence; qu'il reconnaisse que le gouvernement a des comptes à rendre au Parlement et non l'inverse et qu'il cesse de financer et d'entretenir des liens étroits avec des groupes religieux fondamentalistes.

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