L'effet Ignatieff attire les Québécois au PLC, estime Jean-Marc Fournier

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Jean-Marc Fournier occupe depuis environ deux semaines le... (Photo: François Roy, La Presse)

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Jean-Marc Fournier occupe depuis environ deux semaines le poste de conseiller principal de Michael Ignatieff.

Photo: François Roy, La Presse

Hugo de Grandpré
La Presse

(Ottawa) L'effet Ignatieff encourage de plus en plus de membres du Parti libéral du Québec, voire de souverainistes, à joindre leurs forces à celles du Parti libéral du Canada, estime Jean-Marc Fournier.

L'ancien ministre de l'Éducation du Québec occupe depuis environ deux semaines le poste de conseiller principal du chef libéral fédéral, Michael Ignatieff. Dans une entrevue accordée à La Presse, il explique pourquoi il a décidé de s'engager de nouveau en politique active, après l'avoir quittée il y a moins d'un an pour une pause de «ressourcement».

 

Assis dans son bureau du quatrième étage du parlement, le dos tourné à la vue superbe dont il dispose sur la rivière des Outaouais, M. Fournier explique que c'est la vision de son nouveau patron, tant pour le Québec que pour le Canada et le reste du monde, qui l'a convaincu de demander un congé sans solde jusqu'au mois de décembre à son employeur, Socodec, filiale de SNC-Lavalin.

«Je suis venu parce que je crois, et je ne suis pas tout seul, que les gens voient chez Michael Ignatieff une nouvelle ouverture à l'égard du Québec. Cette idée de respect de l'appartenance à des degrés divers, elle est intéressante», dit-il.

«Je suis sensible au fait que l'on me permette d'être Québécois et d'être Canadien, dans l'ordre que je veux. Je suis sensible à cela», ajoute l'ancien ministre et leader parlementaire dans le gouvernement de Jean Charest.

Selon M. Fournier, plusieurs Québécois seront aussi sensibles que lui à ces arguments et décideront de délaisser le Bloc québécois et le Parti conservateur pour monter dans le train libéral fédéral.

«La gouverne mondiale est en changement, note-t-il. Est-ce que nous allons passer à côté de l'occasion que nous avons de sortir de ce statu quo-là, où nous nous réservons un espace dans les gradins, debout à crier «Chou!»? Ou est-ce que nous allons prendre part à une gouverne qui va nous ressembler?»

Jean-Marc Fournier souligne qu'on n'a qu'à jeter un coup d'oeil à la liste de personnes présentes dans des rassemblements du PLC partout au Québec pour s'en convaincre: nous ne sommes plus à l'époque où les militants du PLQ se tenaient loin de leurs cousins fédéraux.

«Je ne commencerai pas à donner des noms, dit-il en riant. Mais je crois qu'il y a plus de Québécois qui sont intéressés par ce que représente le Parti libéral du Canada maintenant. Qui sont attentifs à ce que M. Ignatieff peut leur proposer. Et s'il y a plus de Québécois qui sont attentifs à ça, forcément, il va y avoir plus de libéraux du Québec qui seront attentifs à ça.»

Lorsqu'il a accepté d'agir à titre de conseiller à temps plein de Michael Ignatieff à Ottawa, M. Fournier devait arriver en plein dans une campagne électorale. Or, l'affrontement pourrait bien attendre encore au moins une saison. Il estime néanmoins qu'il pourra être utile au parti.

«Je viens avec l'expérience de 18 ans de politique, 14 ans en tant que député, quelques années ministre, dont entre autres dans un gouvernement minoritaire à titre de leader. Comme leader, j'étais responsable, avec d'autres, de la cohérence gouvernementale, du message», souligne-t-il.

«L'automne est assez important, conclut M. Fournier. Il aurait pu être un automne électoral, il est de toute façon un automne de préparation.»

 

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