Rencontre sous tension entre Moreau et St-Hilaire

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Caroline St-Hilaire et Pierre Moreau

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(Longueuil) En pleine controverse budgétaire, le ministre Moreau et la mairesse de Longueuil ont inauguré hier matin un simulateur de vol dernier cri chez Air Richelieu, à Saint-Hubert. Si les deux élus ont su garder leur calme, du moins en apparence, il n'en demeure pas moins que la tension était très palpable. Ils affichaient tous les deux des airs renfrognés.

Sur le thème aviation, le ministre a d'abord lancé qu'on traverse une « zone de turbulence », mais qu'il s'attend à un « atterrissage en douceur ». La mairesse Caroline St-Hilaire s'est dite « contente » d'être présente à l'inauguration de ce simulateur qui a nécessité un investissement de 1 million, et qui devrait permettre de maintenir une cinquantaine d'emplois sur la Rive-Sud.

Interrogé par les journalistes après l'événement, le ministre des Affaires municipales n'a pas dérogé de sa position, réitérant son intention de couper dans les transferts de crédits à Laval et à Longueuil à moins que ces municipalités reviennent sur leur décision d'imposer des taxes en raison du pacte fiscal. La mairesse Caroline St-Hilaire a ensuite été pressée de questions dans une petite salle de l'aéroport où les journalistes étaient entassés. Son ton s'est durci même si son message est resté le même. Elle a répété que son budget était adopté et qu'elle n'avait pas l'intention de le modifier.

Hier, lors d'une sortie de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) en appui aux deux villes, elle avait déclaré qu'elle ne « céderait pas au chantage », et que si le ministre Moreau remet en question sa légitimité à la tête de Longueuil, il n'a qu'à déclencher des élections. La mairesse a aussi indiqué qu'elle avait été élue par les citoyens de Longueuil et que c'était uniquement à eux qu'elle était redevable.

Pas de gagnant

Le maire Denis Coderre n'a pas pris position sur cette question controversée, mais hier, il a dit qu'il n'y aura pas de gagnant dans cette confrontation avec en toile de fond des hausses de taxes et le pacte fiscal. Il espère, tout comme son homologue de Québec Régis Labeaume, que les canaux de communications resteront ouverts.

Appel au calme de la Fédération

Après l'UMQ, la Fédération québécoise des municipalités a aussi lancé un appel au calme au ministre Moreau, hier. « Si le milieu municipal a signé le pacte fiscal transitoire, ce n'était pas pour se faire dicter leurs agissements par la suite », a fait valoir dans un communiqué le président de la FQM, Richard Lehoux.

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