Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard Robert Ghiz démissionne

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La Presse Canadienne
Charlottetown

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz, quittera son poste dès qu'on lui aura trouvé un remplaçant à la tête du Parti libéral, quelque part l'an prochain, et il n'exclut pas un saut dans l'arène fédérale - mais pas en 2015.

M. Ghiz, qui dirigeait le Parti libéral depuis 12 ans et la province depuis 2007, a annoncé sa décision jeudi matin, à l'Assemblée législative, en indiquant qu'il n'était pas bon de s'éterniser au pouvoir. «Trop de politiciens s'accrochent outre mesure. Parfois, il vaut mieux partir, pour le bien de sa province, de son parti et de soi-même», a-t-il confié en entrevue.

Le premier ministre a expliqué qu'il quittait la politique active à ce moment-ci afin de laisser à son successeur assez de temps pour se préparer au prochain scrutin provincial, prévu en octobre prochain - mais qui pourrait être devancé ou reporté à cause des élections fédérales. Il laissera l'an prochain un parti qui compte actuellement 23 élus sur 27 à l'Assemblée législative.

Sa décision a d'ailleurs étonné dans l'île. Le politicologue Peter McKenna, de l'université de l'Île-du-Prince-Édouard, rappelle que les libéraux mènent par 20 points dans les sondages et que les conservateurs sont orphelins de chef. «Le chemin de la victoire aux prochaines élections était déjà tout tracé pour lui», a-t-il estimé.

M. Ghiz s'est dit par ailleurs fier du bilan de son gouvernement dans de nombreux secteurs, notamment l'économie et l'éducation. Le taux de chômage est sous la barre des 10 pour cent depuis quelques mois, et l'économie est robuste, a-t-il dit. Le nouveau discours du Trône de son gouvernement a par ailleurs été lu mercredi en chambre.

«Le renouveau est toujours bienvenu», a indiqué en point de presse M. Ghiz, qui était devenu premier ministre en 2007 à l'âge de 33 ans, et qui a ensuite mené ses troupes vers un deuxième gouvernement majoritaire en 2011.

«Mon ami Justin Trudeau»

Interrogé sur ses projets d'avenir, le premier ministre, aujourd'hui âgé de 40 ans, a indiqué que pour l'instant, il voulait simplement passer plus de temps avec sa femme et ses trois enfants, âgés de cinq ans, trois ans et un an. Mais lorsqu'on lui demande si la politique fédérale pourrait l'intéresser, il ne ferme pas la porte, loin de là.

«Je ne vais pas l'exclure, mais pour l'instant, je veux prendre une pause de la carrière politique», a-t-il répondu jeudi, flanqué de son caucus. «Mais comme vous le savez, je suis un ami de Justin (Trudeau), et un partisan de Justin, alors, on verra.»

Un peu plus tard, dans une entrevue, M. Ghiz, qui parle très bien français, a précisé qu'il ne serait pas des prochaines élections fédérales, mais qu'il y songerait plus tard. «Si je laisse passer deux élections, j'aurai 49 ans: c'est encore relativement jeune en politique. Je vais garder toutes les options ouvertes.»

Robert Ghiz est le fils de Joe Ghiz, qui a été premier ministre de l'île de 1986 à 1993. Après le décès de son père à 51 ans seulement, en 1996, Robert Ghiz a fait ses classes en politique à Ottawa, devenant conseiller du premier ministre Jean Chrétien pour le Canada atlantique. Il a pris la direction du Parti libéral de l'Île-du-Prince-Édouard en 2004 alors que la formation était criblée de dettes et ne comptait qu'un seul député à Charlottetown.

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