Cannabis: le Québec devrait copier le Colorado, croit un militant

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La majorité des consommateurs de marijuana l'utilisent à des fins récréatives, une raison de plus pour la légaliser, pense l'ancien chef du Bloc Pot et militant du Parti libéral du Canada, Marc-Boris St-Maurice.

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La Presse Canadienne

La récente légalisation de la marijuana au Colorado fait des envieux parmi les défenseurs de longue date d'une consommation de cannabis à des fins récréatives.

L'ancien chef du Bloc Pot et militant du Parti libéral du Canada, Marc-Boris St-Maurice, croit que l'expérience américaine prouvera aux sceptiques qu'il est possible de légaliser la marijuana sans pour autant créer d'hécatombes.

Selon lui, le Québec aurait avantage à prendre exemple sur le Colorado, puisque la santé est une compétence provinciale.

Les autorités de l'État du Colorado ont implanté la nouvelle mesure bien que le gouvernement fédéral des États-Unis l'interdise toujours. L'État de Washington devrait d'ailleurs emboîter le pas au Colorado d'ici quelques mois, en ouvrant des boutiques de vente de cannabis sur son territoire.

Le Canada semble toutefois s'écarter de cette avenue, Ottawa ayant annoncé la fin du Programme d'accès à la marijuana dès le 31 mars. Les Canadiens consommant du cannabis à des fins thérapeutiques devront dorénavant s'approvisionner auprès de producteurs commerciaux autorisés par la Gendarmerie royale du Canada.

Une décision déplorable selon M. St-Maurice, qui se dit «très dérangé» par le cadre dans laquelle elle a été prise.

«Les gens (qui consomment à des fins médicales) ont investi des sommes importantes pour leurs installations et sont soudainement obligés d'acheter auprès d'une compagnie. Ce n'est pas une approche responsable», a-t-il indiqué.

La majorité des consommateurs de marijuana l'utilisent à des fins récréatives, une raison de plus pour la légaliser, a poursuivi M. St-Maurice, puisque la criminalisation de la substance pour encadrer ce comportement n'a «jamais fonctionné».

«On devrait être réaliste, admettre que c'est une activité qui se produit. Il y a quinze, vingt ans, on voulait nier l'homosexualité, mais on a fini par se réveiller et on aurait pensé que le mariage du même sexe était une folie, mais aujourd'hui on n'y pense même plus.»




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