En 2003, la société d'État a conclu une entente avec l'entreprise néo-écossaise Corridor Resources. Elle a obtenu les permis d'exploration de ce gisement, qui se chevauche la frontière entre Québec et Terre-Neuve dans le golfe du Saint-Laurent.
Selon cette entente, Hydro-Québec pourrait «payer jusqu'à 50% des frais de forage, mais recevoir un minimum (de 19% à 40%) des redevances sur les profits», dit le député caquiste François Bonnardel. Hydro-Québec pourrait aussi devoir payer 500 000$ pour avoir droit aux redevances sur les profits.
«Est-ce qu'on a des indications qu'Hydro-Québec pourrait peut-être revoir cette entente ou vendre ses parts là-dedans?», a lancé M. Bonnardel à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.
Dans la portion terre-neuvienne du gisement, des relevés sismiques ont déjà commencé. Il y a toutefois encore un moratoire en ce qui concerne la portion québécoise. Une étude environnementale stratégique sur le golfe doit être remise d'ici à la fin de l'année, a rappelé Mme Ouellet.
Une autre sur le gisement devrait suivre. La ministre veut examiner ces études avant de parler de l'entente. «Le golfe du Saint-Laurent, a-t-elle dit en Chambre, est un milieu encore plus sensible que le golfe du Mexique, donc il faut s'assurer que l'exploitation du pétrole qu'on y fera pourra se faire de façon responsable, sans dommage à l'environnement et en respectant les collectivités qui sont alentour. On pense plus particulièrement aux Îles-de-la-Madeleine. Donc, une étape à la fois.»
Québec a conclu en mars 2011 une entente avec le fédéral pour avoir le droit d'exploiter le gisement. Des lois miroirs sont en préparation pour y donner suite. Québec doit aussi s'entendre avec Terre-Neuve, qui ne reconnaît pas la frontière maritime qui sépare le gisement.
Le chef de la CAQ, François Legault reproche à la première ministre Pauline Marois de ne pas avoir organisé une rencontre à ce sujet avec son homologue terre-neuvienne la semaine dernière lors du Conseil de la fédération.