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Cannabis: l'armée canadienne rassure ses alliés

Les Forces armées canadiennes n'ont pas choisi d'interdire... (photo Tijana Martin, archives PC)

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Les Forces armées canadiennes n'ont pas choisi d'interdire carrément la consommation de cannabis par leurs membres, car elles sont tenues de concilier la sécurité avec les droits de leurs membres en tant que citoyens.

photo Tijana Martin, archives PC

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les Forces armées canadiennes cherchent à rassurer leurs alliés face à la légalisation imminente du cannabis au pays.

La légalisation de la marijuana à des fins récréatives soulève des interrogations quant à ses répercussions sur les futures opérations militaires, une semaine après le dévoilement des restrictions qui seront imposées au sein de l'armée.

En entrevue avec La Presse canadienne à la suite d'une table ronde organisée par l'Institut canadien des associations de la défense, le commandant du personnel militaire a souligné que les alliés du Canada suivent cette affaire avec grande curiosité.

Le lieutenant-général Charles Lamarre dit avoir présenté la nouvelle politique à ses homologues du Groupe des cinq - les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande -, soit les plus proches partenaires militaires du Canada.

L'un d'eux a demandé pourquoi les Forces armées canadiennes n'ont pas choisi d'interdire carrément la consommation de cannabis par leurs membres, ce à quoi M. Lamarre a répondu que l'armée est tenue de concilier la sécurité avec les droits de ses membres en tant que citoyens.

Autrement, les partenaires semblaient selon lui rassurés que les Forces armées aient pris des mesures pour s'assurer que les opérations militaires canadiennes, souvent menées de concert avec des troupes étrangères, ne soient pas touchées par la légalisation de la consommation de cannabis à des fins récréatives.

« Nous n'avons eu absolument aucun commentaire négatif sur ce sujet », rapporte-t-il.

Mais, la résistance à l'idée que des militaires fument du cannabis dans leurs temps libres pourrait surgir au sein même de l'armée canadienne.

Kevin West, qui a participé à l'élaboration de la politique à ce sujet, reconnaît que le « contexte culturel » des Forces armées ne favorise pas un tel changement.

Le défi ne viendra pas des hauts gradés, qui comprennent bien la nécessité d'aligner les politiques militaires sur les virages sociétaux en cours, croit M. West, mais plutôt des commandants de niveau intermédiaire.

La première politique du genre au fédéral

La politique des Forces armées canadiennes sur la consommation de cannabis, qui entrera en vigueur le jour de la légalisation de la substance au pays, le 17 octobre, constitue la première de son genre au sein du gouvernement fédéral, bien que la Gendarmerie royale du Canada s'affaire à finaliser sa propre version.

Les nouvelles règles s'appliqueront aux 100 000 membres en uniforme des Forces canadiennes, de même qu'aux quelque 25 000 civils actuellement à l'emploi du ministère de la Défense.

La nouvelle politique n'est pas coulée dans le béton : les commandants pourront demander un resserrement des restrictions en fonction des besoins particuliers de leurs unités, et une révision aura lieu aux 12 mois pour s'assurer que la politique réponde aux besoins de l'armée.

L'encadrement de la consommation de cannabis est plus strict que celui en vigueur pour l'alcool. Il comprend une exigence générale selon laquelle tout membre du personnel militaire doit s'abstenir d'en consommer au moins huit heures avant d'être en service.

La consommation de cannabis est par ailleurs complètement interdite pour le personnel déployé dans le cadre de missions ou de formations à l'étranger, ainsi qu'à bord des aéronefs et navires militaires.

Il y aura également une restriction de 24 heures pour les militaires appelés à manipuler une arme, des munitions ou un véhicule, et une restriction de 28 jours pour les membres d'équipage d'un sous-marin ou d'un avion.

Ceux qui enfreignent ces règles pourraient faire face à diverses mesures disciplinaires et à des accusations.




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