Agression sexuelle : un matelot-chef écope de 22 mois de prison

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Daniel Cooper avait témoigné pour sa défense en cour martiale la semaine dernière.

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Keith Doucette
La Presse Canadienne
Halifax

Le matelot-chef Daniel Cooper écope 22 mois de prison et est renvoyé de l'armée après avoir été reconnu coupable d'agression sexuelle sur un subalterne par une juge militaire, lundi.

La juge et capitaine de frégate Sandra Suktorf a déclaré le matelot établi à Halifax coupable d'agression sexuelle et de mauvais traitement envers un collègue subalterne.

Daniel Cooper avait plaidé non coupable aux accusations liées à un événement qui serait survenu à bord du contre-torpilleur NCSM Athabaskan, lors d'un exercice sur la côte espagnole en 2015.

L'accusé avait témoigné pour sa défense en cour martiale la semaine dernière. Il a déclaré que la relation sexuelle était consensuelle. Mais la victime, dont le nom fait l'objet d'un interdit de publication, a plutôt affirmé s'être réveillée alors que le communicateur naval lui faisait une fellation.

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Le NCSM Athabaskan.

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Les deux avocats s'entendaient sur le fait que la version de Daniel Cooper concernant les événements qui ont eu lieu dans les cabines, lors de la nuit en cause, ne s'accordait pas avec le témoignage de la victime. Ils ne s'entendaient toutefois pas sur laquelle des deux versions est la plus crédible.

Lors de son contre-interrogatoire, M. Cooper avait martelé qu'il avait demandé deux fois à son subalterne s'il voulait participer à des activités sexuelles avec lui, ce à quoi il aurait répondu par l'affirmative.

Le procureur Dominic Martin a plaidé que le matelot avait inventé cette conversation afin de «s'absoudre» de toute responsabilité.

L'avocat de la défense, Philipe Boutin, a plutôt indiqué que c'était la version de la victime qui posait problème. Il accusait la victime de ne pas se souvenir de tous les détails, surtout ceux qui auraient pu la faire «mal paraître».

L'armée tente de lutter contre l'inconduite sexuelle dans ses rangs depuis la publication d'un rapport de l'ex-juge Marie Deschamps, en avril 2015, qui avait fait état d'une «culture sous-jacente de la sexualisation» dans les Forces armées canadiennes.

La police militaire a reçu 193 plaintes d'agression sexuelle en 2017, plus du double de l'année précédente.




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