Recensement: les personnes âgées travaillent, les jeunes étudient

Selon les données mises à jour hier, 17,2... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

Agrandir

Selon les données mises à jour hier, 17,2 millions de Canadiens (60,2 %) ont rapporté occuper un emploi quand Statistique Canada a fait son coup de sonde, en mai 2016.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pendant que les gens de 65 ans travaillent comme jamais, les jeunes repoussent leur entrée sur le marché en continuant d'étudier. Et c'est particulièrement vrai chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans, dont le taux d'emploi a nettement reculé en 10 ans, selon les dernières données du recensement 2016 dévoilées par Statistique Canada. Explications.

DES TRAVAILLEURS PLUS ÂGÉS

D'un bout à l'autre du pays, 17,2 millions de personnes ont rapporté occuper un emploi quand Statistique Canada a fait son coup de sonde, en mai 2016. Dans l'ensemble des provinces, le taux d'emploi a cependant glissé de 62,6 à 60,2 % en 10 ans, soit de 2006 à 2016. Un marché du travail qui tourne le dos au secteur manufacturier et se dirige vers une économie de services.

Chez les personnes qui ont passé le cap des 65 ans, près d'un répondant sur cinq a déclaré avoir travaillé à un moment ou l'autre durant l'année 2015. Les hommes sont plus nombreux à avoir travaillé à temps plein, dans une proportion de 56,2 %. « Le phénomène est plus marqué chez les gens que ne possèdent pas un baccalauréat ou un fonds de pension privé », fait remarquer Josée Bégin, directrice à la division de la statistique du travail de l'agence du gouvernement fédéral.

DES IMMIGRANTS ACTIFS

Les données du recensement 2016 démontrent aussi que les immigrants forment le quart de la population active ; le taux d'emploi des immigrants est de 68,5 %, comparativement à 67 % en 2006. Ainsi, les immigrants constituaient la moitié de la population active l'an dernier à Toronto. Vancouver vient au deuxième rang (43,2 %), suivi par Calgary (32,5 %).

Fait à noter, quatre immigrants sur dix ont dit avoir une formation universitaire. Chez les Canadiens nés au pays, c'est moins du quart.

« Ces données démontrent que pour favoriser la croissance économique, il est important d'accueillir les immigrants sur le marché du travail. D'avoir une ouverture pour accorder des équivalences, tout en maintenant la rigueur, et les standards des professions », observe la directrice générale de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Manon Poirier.

DES FEMMES DE PLUS EN PLUS INSTRUITES

Les données compilées par Statistique Canada démontrent que les femmes de 25 à 34 ans étaient plus nombreuses l'an dernier à être titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur (40,7 %, comparativement à 32,8 % en 2006).

Malgré les obstacles de nature financière, Statistique Canada a noté que les mères de famille monoparentale arrivent à tirer leur épingle du jeu, avec un nombre grandissant d'entre elles qui possèdent un diplôme universitaire.

Ainsi, 20,4 % des mères seules de 25 à 64 ans étaient titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur l'an dernier, comparativement à 14,7 %, en 2006. Leur niveau demeure cependant inférieur à celui des autres femmes, avec 39 % des mères mariées ou vivant en union libre qui ont dit avoir terminé des études universitaires, comparativement à 26,9 %, en 2006.

Les Premières Nations, les Métis et les Inuits étudient aussi plus longtemps. Dans l'ensemble des autochtones de 25 à 64 ans, 7 sur 10 (70 %) ont un diplôme d'études secondaires. C'était moins de 6 sur 10 il y a 11 ans.

LES TRANSPORTS EN COMMUN PLUS POPULAIRES QUE JAMAIS

La proportion de Canadiens qui ont utilisé les transports en commun, en 2016, a atteint un sommet inégalé. Il est question d'une augmentation de 3,7 millions de travailleurs depuis 1996, pour atteindre 15,9 millions en 2016. Il s'agit d'une croissance de 30,3 %.

C'est à Toronto qu'on passe le plus de temps dans les transports en commun, avec une moyenne de 34 minutes. À Montréal, c'est 30 minutes. La ville de Vancouver arrive en troisième position, avec une moyenne de 29,7 minutes.

CAMIONS ET VENTES EN TÊTE

Même si les gens étudient de plus en plus, le travail de camionneur demeure le plus populaire chez les hommes. La vente arrive en premier chez les Canadiennes. Et c'est dans les domaines liés à la santé qu'elles sont majoritaires et susceptibles de trouver un emploi correspondant à leurs études. Par exemple, les femmes représentaient 92,7 % des jeunes de 25 à 34 ans diplômés en soins infirmiers au niveau du baccalauréat et 64,4 % des jeunes diplômés en médecine.

RECUL DU FRANÇAIS AU TRAVAIL

À l'échelle du pays, Statistique Canada observe que les deux langues officielles continuent de dominer comme langues de communication dans l'espace public (99,2 %).

Le nombre de Canadiens qui ont dit faire usage du français au travail a cependant connu une baisse, de 25,7 % en 2006 à 25 % en 2016. Cette baisse s'est produite principalement au profit du bilinguisme au travail, qui concerne 7,2 % des travailleurs 2016, contre 4,6 % en 2006.

LES PRINCIPAUX SECTEURS D'EMPLOI

Les Canadiens selon les 10 principaux secteurs d'emploi

  1. Soins de santé et assistance sociale 11,5 %
  2. Commerce de détail 11,3 %
  3. Fabrication 8,6 %
  4. Construction 7,3 %
  5. Services d'enseignement 7,2 %
  6. Services professionnels, scientifiques et techniques 7,2 %
  7. Hébergement et services de restauration 6,9 %
  8. Administrations publiques 6,0 %
  9. Transport et entreposage 4,7 %
  10. Autres services (sauf les administrations publiques) 4,4 %




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer