Seins nus à la piscine: plainte pour discrimination contre la Ville de Cornwall

À Cornwall, en vertu d'un règlement municipal adopté... (Photo Zoltan Balogh, AP)

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À Cornwall, en vertu d'un règlement municipal adopté en 1996, les filles et les femmes âgées de plus de 10 ans ne peuvent se baigner les seins nus.

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La Presse Canadienne
Cornwall, Ontario

La Ville de Cornwall est visée par une plainte pour atteinte aux droits de la personne, parce qu'un règlement municipal interdit aux femmes de se baigner les seins nus dans les piscines de cette municipalité, alors que ce droit est reconnu en Ontario depuis 20 ans.

Le maire de Cornwall, Leslie O'Shaughnessy, a expliqué lundi qu'une femme avait porté plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario pour discrimination fondée sur le genre. La plainte vise aussi un parc aquatique et sept hôtels dotés d'une piscine. Il semble que la plaignante n'a pas fréquenté ces endroits, mais a demandé par écrit si elle pourrait s'y baigner les seins nus.

Le maire O'Shaughnessy confirme qu'en vertu d'un règlement municipal adopté en 1996, les filles et les femmes âgées de plus de 10 ans ne peuvent se baigner les seins nus à Cornwall.

En décembre 1996, la Cour d'appel de l'Ontario avait pourtant statué qu'une femme qui se promenait les seins nus dans une rue de Guelph n'avait pas posé un geste obscène: il était dorénavant permis pour les Ontariennes d'avoir les seins nus en public dans cette province. Depuis, plusieurs règlements municipaux à ce sujet ont été contestés en cour, et des villes comme Cambridge ou Guelph ont modifié leurs règlements.

Le conseil municipal de Cornwall décidera au cours des prochaines semaines si la Ville se défendra devant le Tribunal des droits de la personne ou si elle modifiera son règlement.

L'un des défendeurs dans cette nouvelle plainte, l'hôtel Ramada Cornwall, tolère maintenant que ses clientes fréquentent sa piscine les seins nus. La plaignante avait écrit à l'hôtel il y a six mois pour savoir si elle pourrait le faire; la direction lui avait alors répondu qu'elle apprécierait si elle voulait bien porter une tenue appropriée dans cet «établissement familial». L'hôtel assouplit aujourd'hui cette «politique» non écrite, qui n'avait jamais vraiment été nécessaire jusqu'ici, semble-t-il.




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