Les centres d'hébergement pour femmes violentées sous-financés?

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Les immigrées et les autochtones sont de plus en plus nombreuses dans les centres d'hébergement pour femmes victimes de violence au Québec, mais ces organismes manquent cruellement de ressources pour intervenir auprès de ces clientèles particulièrement vulnérables, selon une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) qui doit paraître aujourd'hui.

Dans le contexte où la proportion de femmes immigrées dans les maisons est passée de 13 % en 2007 à 21,6 % en 2014 et que les femmes autochtones « nécessitent un suivi particulier », les maisons d'hébergement pour femmes auraient besoin de plusieurs millions supplémentaires chaque année pour offrir « des services adéquats et complets ».

Il est important de préciser que l'étude est partiellement financée par la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes.

Pour les femmes immigrantes, les auteurs estiment qu'il en coûterait 12,5 millions chaque année. Actuellement, les maisons d'hébergement dépensent environ 5 millions pour aider cette clientèle, mais ne reçoivent aucun financement particulier et doivent piger à même un budget limité, toujours selon l'étude.

En ce qui concerne les femmes autochtones, les maisons d'hébergement qui ne sont pas spécialisées auprès de cette clientèle ont besoin de 1,6 million de plus annuellement.

RÉALITÉS PARTICULIÈRES

Les auteurs expliquent que les femmes issues des communautés immigrées et autochtones ont besoin de plus d'heures de suivi, notamment en raison de leurs réalités particulières, de la discrimination dont elles sont victimes, de la langue ou de l'isolement social.

« Étant donné que le nombre d'heures nécessaires pour offrir un suivi adéquat et équitable à ces femmes est supérieur à celui requis par les femmes qui ne subissent pas ces marginalisations, l'État devra résolument s'engager à corriger le sous-financement qui caractérise le fonctionnement actuel des maisons d'hébergement », lit-on.

Le sous-financement soulevé par l'IRIS engendre « des problèmes sur le terrain de l'intervention, notamment en raison de manques en termes de formation et de salaires inférieurs aux barèmes, dit aussi l'étude. À l'instar des organismes communautaires, les maisons d'hébergement subissent des pressions qui les incitent à faire plus avec moins, au risque d'affecter la qualité des interventions. »




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