Les opérations canadiennes «ne seront pas finies après Mossoul»

La chute imminente de la ville de Mossoul... (PHOTO KARIM SAHIB, AGENCE FRANCE-Presse)

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La chute imminente de la ville de Mossoul aux mains des forces irakiennes ne marquera pas la fin du combat contre le groupe État islamique, prévient le responsable de la mission canadienne en Irak.

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La chute imminente de la ville de Mossoul aux mains des forces irakiennes ne marquera pas la fin du combat contre le groupe armé État islamique (EI), prévient le responsable de la mission canadienne en Irak.

« Les opérations ne seront pas finies après Mossoul », a dit en entrevue avec La Presse le brigadier-général Dan MacIsaac, qui a pris en mars le commandement des opérations canadiennes en Irak. Lancée en octobre dernier, la reconquête de la deuxième ville d'Irak en serait à ses derniers moments. Al Jazeera rapporte que les combattants restants de l'EI se seraient retranchés autour de la grande mosquée de la vieille ville pour un dernier affrontement.

« Oui, ça va bien à Mossoul, mais il y a encore beaucoup de combattants de Daech [groupe État islamique] dans d'autres villes, villages et régions du pays », souligne le brigadier-général, qui dirige la Force opérationnelle interarmées en Irak. Et on ne parle pas ici de petites poches de résistance, puisque certains groupes rassembleraient plus d'un millier de combattants.

L'officier canadien note que, depuis le début des opérations, la coalition antidjihadiste a reconquis plus de 55 000 km2 qui étaient sous le contrôle de l'EI, soit l'équivalent du territoire de la Nouvelle-Écosse. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire. « Daech est encore présent. Le groupe aimerait maintenir son califat, alors il y aura encore beaucoup de travail à faire après la prise de Mossoul », prévient-il.

Le gouvernement Trudeau doit annoncer au cours de la prochaine semaine quel mandat il confiera à ses troupes actuellement en Irak, sa présente mission prenant fin le 30 juin.

«Engagés à fond»

Si certains ont vu dans le récent retrait d'un des deux avions canadiens de surveillance le signe que le Canada s'apprêtait à plier bagage, le brigadier-général MacIsaac se montre clair : « On n'est pas en mode retrait. Pas du tout. Nous sommes encore engagés à fond dans cette mission. » Il assure que le départ de cet appareil était davantage lié aux besoins au Canada, ces avions servant à assurer la surveillance des voies maritimes canadiennes.

Le brigadier-général estime que le Canada joue encore un rôle important dans la coalition de 68 pays regroupés pour contrer le groupe État islamique. « Daech est vu comme une menace pour tous ces pays. Ce n'est pas uniquement une menace en Irak ou en Syrie », souligne-t-il.

Au total, 830 militaires canadiens participent actuellement à l'opération contre l'EI. Les forces canadiennes incluent un détachement de forces spéciales en soutien aux forces irakiennes, un détachement d'hélicoptères, deux avions ainsi qu'un groupe dirigeant un petit hôpital de campagne à Erbil, dans le nord de l'Irak.




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