Les Québécois largement préoccupés par le sort des aînés, selon un sondage

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Le coup de sonde mené par Léger auprès de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus fait en outre état de 95 % de Québécois qui jugent que l'isolement ou le fait de vieillir seul pour les aînés joue sur l'état de santé de ceux-ci.

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La Presse Canadienne

Une vaste majorité de Québécois estime que l'isolement des personnes âgées est un problème important dans la province, à en croire un sondage Léger dévoilé samedi par l'organisme Les Petits Frères.

Ce dernier se dit «heureux» de constater que les Québécois semblent «très préoccupés» par cet enjeu. Pas moins de 94 % de répondants ont dit qu'ils considèrent cet enjeu comme important.

Le coup de sonde mené par Léger auprès de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus fait en outre état de 95 % de Québécois qui jugent que l'isolement ou le fait de vieillir seul pour les aînés joue sur l'état de santé de ceux-ci. Les Petits Frères n'ont pas fait état de la marge d'erreur du sondage.

Les répondants ont été appelés à indiquer, sur cinq enjeux, celui auquel ils accordent le plus d'importance. La question des conditions de vie des aînés arrive au deuxième rang, à 26 % de sondés, soit deux points de pourcentage de moins que l'enjeu qui arrive premier, celui des enfants malades.

Il reste toutefois du travail à faire, selon la directrice générale de l'organisme, Caroline Sauriol, qui salue néanmoins le progrès remarqué. Selon le sondage, un taux de répondants de près d'un sur deux envisage la possibilité de se retrouver à vieillir seul «et de manière isolée», a-t-elle dit.

Or, lorsque qu'il a été demandé aux sondés s'ils étaient prêts à «poser un geste concret pour lutter contre l'isolement des aînés», seulement 12 % ont répondu par l'affirmative, dénote Mme Sauriol.

«Alors on voit que c'est une préoccupation croissante, mais qu'on n'est pas encore près d'un grand mouvement social qui pourra transformer la situation», a-t-elle exposé.

La consultation, qui a été faite entre le 24 et le 26 avril, donne le coup d'envoi à la campagne «Aimons jusqu'au bout» de l'organisme Les Petits Frères. Le groupe invite les citoyens à signer une déclaration statuant qu'ils croient en cette cause.

«C'est un geste symbolique, mais qui pourra mener à d'autres gestes. Nous, ce qu'on veut, en quelque sorte, c'est apprivoiser les gens et leur indiquer des moyens d'agir», a dit Mme Sauriol.

Dans le cadre de cette campagne qui s'échelonnera sur environ six semaines, il est également possible de partager «des mots d'amour» sur la page web qui y est dédiée, a ajouté la directrice générale.

Les Petits Frères existent depuis 55 ans. L'organisme compte près de 2000 bénévoles qui visitent et accompagnent des personnes âgées, selon les dires de Mme Sauriol.




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