Cannabis: pas dans les logements, disent des assos de propriétaires

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Le président de l'Association des propriétaires du Québec affirme que les plantations intérieures peuvent causer de sérieux dommages aux immeubles. Il estime « extrêmement inquiétant » que la possibilité de cultiver 4 plants chez soi soit considérée à l'intérieur du projet de loi.

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La Presse Canadienne

L'Association des propriétaires du Québec (APQ) estime qu'un projet de loi autorisant la possession, la consommation et la production de cannabis constitue un danger pour le parc locatif et la vie sociale en logement.

Selon le président de l'organisme, Martin Messier, le gouvernement Trudeau ne semble pas prendre en considération les impacts d'une telle loi dans les « petites communautés » que sont les immeubles résidentiels.

Il souligne d'abord que, de plus en plus, les locataires cherchent des milieux sans fumée, et que les effluves de marijuana constituent une nuisance encore bien plus grande, à l'origine de nombreuses plaintes.

De plus, M. Messier affirme que les plantations intérieures peuvent causer de sérieux dommages aux immeubles. Il estime « extrêmement inquiétant » que la possibilité de cultiver 4 plants chez soi soit considérée à l'intérieur du projet de loi.

Il rappelle que les propriétaires sont déjà aux prises avec des installations illégales dans leurs logements, amenant une forte consommation d'électricité supplémentaire. De plus, des modifications dangereuses aux installations électriques causent de l'humidité extrême, de la moisissure et d'autres dégradations aux immeubles.

Les trois quarts des propriétaires d'immeubles à logements s'inquiéteraient face à la légalisation du cannabis à des fins récréatives, selon un sondage réalisé par la CORPIQ, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

Les principales inquiétudes portent sur les plaintes des autres locataires relativement aux odeurs, sur les dommages au logement liés à la culture et à la consommation, ainsi que sur le comportement des locataires ou de leurs invités.

Questionnés sur leur degré de confiance envers la police pour faire respecter une éventuelle limite par résidence de quatre plants, les propriétaires répondent qu'ils ont « peu confiance » ou « aucunement confiance » dans une proportion totalisant 81 %.

Et 80 % des propriétaires se disent « peu capable » ou « aucunement capable » de forcer leurs locataires à respecter des normes de culture.

La CORPIQ demande au gouvernement fédéral de renoncer à permettre la production de cannabis lorsque l'occupant de l'habitation n'en est pas le propriétaire.

En ce qui a trait à la consommation, la CORPIQ réclame, pour les propriétaires qui y voient la nécessité, le droit de modifier unilatéralement leurs baux déjà en vigueur pour y inclure une clause interdisant la consommation de marijuana.




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