Canada-États-Unis: une taxe frontalière serait «mauvaise», dit Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau assistait aujourd'hui, à Houston,... (photo Sean Kilpatrick, La Presse canadienne)

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Le premier ministre Justin Trudeau assistait aujourd'hui, à Houston, à une conférence sur l'industrie pétrolière.

photo Sean Kilpatrick, La Presse canadienne

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Agence France-Presse
Ottawa

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a jugé vendredi que la taxe aux frontières envisagée par les Américains serait «mauvaise» à la fois pour le Canada et les États-Unis.

«Sans aucune équivoque (...), une taxe aux frontières serait mauvaise, pas seulement pour le Canada, mais également pour les États-Unis», a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse télévisée depuis Houston où il assistait à une conférence sur l'industrie pétrolière.

Une taxe aux frontières imposée par les Américains, telle qu'envisagée par le Congrès dans le cadre de la réforme fiscale en préparation, ne pénaliserait que les produits importés et exonèrerait les exportateurs.

Le président américain Donald Trump est réservé sur cette taxe aux frontières et lui préfèrerait des droits de douanes ciblés, par exemple sur les importations mexicaines ou chinoises.

«Je pense qu'elle est loin d'être adoptée et nous ne savons toujours pas exactement la forme qu'elle prendrait» ou comment elle pourrait affecter le Canada, a souligné M. Trudeau.

«De ce que j'ai entendu de plusieurs chefs d'entreprise ou de responsables politiques», une taxe aux frontières, ou tout autre système protectionniste de ce type, «aurait des conséquences imprévues que les partisans de cette taxe n'ont sans doute pas complètement clarifié», a dit le chef du gouvernement canadien.

Justin Trudeau a également souligné l'importance de protéger les «bénéfices extraordinaires» d'une «économie nord-américaine intégrée».

Interrogé sur l'annonce vendredi du ministre du Commerce américain Wilbur Ross sur le lancement dans les «prochaines semaines» de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), M. Trudeau a insisté sur l'avantage que chaque partie doit en tirer.

«L'ALENA a été modifié et amélioré au cours des 20 dernières années et nous ne cherchons pas un jeu à somme nulle en termes de négociations», a prévenu Justin Trudeau.

Seul «un dialogue respectueux» peut mener «à des avantages importants pour les deux parties dans toutes les négociations», a-t-il souligné.




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