Les professionnels du gouvernement exaspérés par leur négociation «au neutre»

Le SPGQ représente des analystes en informatique, des... (Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil)

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Le SPGQ représente des analystes en informatique, des comptables, des économistes, des agronomes, des arpenteurs-géomètres, des chimistes, des biologistes et des ingénieurs forestiers, par exemple.

Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le Syndicat des professionnels du gouvernement (SPGQ) dénonce la «négociation de façade» qui a cours avec le gouvernement du Québec, alors que ses membres sont parmi les derniers à n'avoir toujours pas réussi à renouveler leur convention collective, échue depuis mars 2015.

Environ 17 000 des 24 000 membres du SPGQ, dans la fonction publique québécoise, font une «grève de soirs et de week-ends» depuis la mi-février.

Au cours d'une entrevue, jeudi, le président du syndicat, Richard Perron, s'est montré exaspéré.

«Le gouvernement reste braqué sur sa position: il ne veut pas mettre une cenne de plus depuis un an. Notre comité de négociation est toujours prêt à relancer les discussions, mais c'est évident qu'il faut être deux pour danser. Et si le gouvernement, lui, fait semblant qu'il continue à négocier via une négociation de façade et que, dans les faits, il ne le fait pas, eh bien nous, on va appeler un chat un chat, et on va dire que ce n'est pas une négociation», a tranché M. Perron.

Selon lui, les professionnels à l'emploi du gouvernement ont un important rattrapage à effectuer par rapport à leurs pairs des secteurs fédéral et municipal, sans compter le privé. À l'appui de ses demandes, il cite aussi le rapport de la Commission Charbonneau, qui recommandait de maintenir l'expertise au sein des ministères, pour faire face aux firmes de génie, par exemple.

Il ne craint pas une loi spéciale, comme celle que viennent de se voir imposer les juristes de l'État, compte tenu du fait que leurs moyens de pression sont plutôt modestes comparativement aux avocats et notaires à l'emploi du gouvernement.

Il croit néanmoins qu'une grève de soirs et de week-ends peut avoir des effets plus notables, puisqu» «elle a été enclenchée avant la fin de l'année financière, qui est le 31 mars».

Le SPGQ représente des analystes en informatique, des comptables, des économistes, des agronomes, des arpenteurs-géomètres, des chimistes, des biologistes et des ingénieurs forestiers, par exemple.

Il compte au total 24 000 membres, soit 17 130 dans la fonction publique, 4660 à Revenu Québec et 2610 dans la santé, l'enseignement supérieur et les sociétés d'État.




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