Migrants tamouls: trois hommes considérés comme des passeurs sont acquittés

Le MV Sun Sea était parti de la Thaïlande pour... (Photo Jonathan Hayward, archives La Presse canadienne)

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Le MV Sun Sea était parti de la Thaïlande pour arriver au large des côtes de la Colombie-Britannique en 2010 avec à son bord près de 500 migrants tamouls sri-lankais prévoyant demander le statut de réfugié.

Photo Jonathan Hayward, archives La Presse canadienne

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La Presse Canadienne

Trois des quatre hommes accusés d'avoir fait entrer au pays illégalement des centaines de migrants tamouls ont été reconnus non coupables par un jury à la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Le juge William Ehrcke a déclaré que le procès était avorté pour le quatrième accusé après que le jury eut indiqué ne pas pouvoir parvenir à un verdict concernant Kunarobinson Christhurajah.

Lesly Emmanuel, Nadarajah Mahendran et Thampeernayagam Rajaratnam ont été acquittés par le jury.

Les jurés avaient amorcé leurs délibérations jeudi dernier, mais mercredi, ceux-ci ont affirmé au juge qu'ils étaient collectivement exténués et ne pouvaient pas parvenir à un verdict.

Ils ont affirmé dans une note avoir fait des avancées importantes au cours de la dernière semaine, tout en disant ne pas entrevoir de consensus sur certains éléments clés, «les plus difficiles et chargés émotivement».

Le juge a alors demandé aux membres du jury de retourner discuter et de déterminer s'ils pouvaient en arriver à certains verdicts, et que s'ils en étaient incapables, il déclarerait l'avortement du procès. Ils sont revenus quelques minutes plus tard avec ces trois verdicts de non culpabilité.

Le MV Sun Sea était parti de la Thaïlande pour arriver au large des côtes de la Colombie-Britannique en 2010 avec à son bord près de 500 migrants tamouls sri-lankais prévoyant demander le statut de réfugié.

MM. Christhurajah et Emmanuel ont la citoyenneté sri-lankaise, tandis que MM. Mahendran et Rajaratnam sont des citoyens canadiens.

Les deux premiers avaient d'abord été considérés comme des passeurs de clandestins parce qu'ils avaient remplacé au pied levé l'équipage du navire qui avait fait défection avant d'atteindre le Canada. Leurs avocats avaient argué qu'ils avaient agi pour des motifs humanitaires, pour aider des membres de leur famille ou d'autres demandeurs d'asile.

Les deux autres étaient au Canada au moment de la traversée du navire en 2010, mais la Couronne faisait valoir qu'ils s'étaient rendus auparavant en Thaïlande pour aider à organiser le voyage.




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