Morts sur les routes: des mythes déboulonnés par la SQ

La Sûreté du Québec a répertorié 260 morts... (PHOTO Martin Chamberland, archives LA PRESSE)

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La Sûreté du Québec a répertorié 260 morts sur les routes de son territoire en 2016.

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La Sûreté du Québec (SQ) a répertorié 260 morts sur les routes de son territoire en 2016, une baisse de 5 % après la hausse marquée de l'année précédente. « Nous reprenons la pente descendante », constate le capitaine Patrick Després, responsable de la sécurité routière au sein du corps policier, qui a pour mission de réduire encore le nombre de morts au cours des prochaines années. Voici quatre mythes tenaces sur la sécurité routière que la police tentera de déboulonner en 2017 pour améliorer le bilan québécois.

MYTHE 1: LE PROBLÈME, CE SONT LES JEUNES

Le nombre de victimes de la route âgées de 16 à 24 ans sur le territoire de la SQ est en baisse constante ces dernières années : elles étaient 40 en 2016, alors que la moyenne était de 70 morts par année dans cette tranche d'âge de 2011 à 2015. En comparaison, 63 conducteurs de 65 ans et plus se sont tués sur le même territoire au cours de l'année. « Ils sont surreprésentés et nous n'avons pas encore réussi à diminuer les morts dans cette catégorie, contrairement aux jeunes où nous avons eu de bons résultats », souligne le capitaine Després. Des efforts de sensibilisation viseront précisément les conducteurs âgés pour tenter de changer la donne.

MYTHE 2: LES POIDS LOURDS CAUSENT BEAUCOUP D'ACCIDENTS SUR NOS ROUTES

Voilà une perception partagée par de nombreux automobilistes, qui est pourtant complètement fausse, souligne le capitaine Després. « Sur 240 collisions mortelles en 2016, il y en avait seulement 33 qui impliquaient un véhicule lourd. Et dans 11 cas seulement le conducteur du véhicule lourd a été jugé fautif », souligne-t-il. « Souvent, ce sont les automobilistes qui vont couper les camions », dit-il, en profitant du « gros trou » laissé entre les camionneurs et le prochain véhicule pour se ménager une distance de freinage sécuritaire. Une manoeuvre dangereuse, étant donné toute l'énergie que représente un poids lourd lancé à 100 km/h sur l'autoroute.

MYTHE 3: L'ALCOOL AU VOLANT EST L'AFFAIRE D'INCORRIGIBLES IVROGNES RÉCIDIVISTES

En fait, 80 % des gens qui se font arrêter par la Sûreté du Québec pour avoir conduit sous l'effet de l'alcool ou de la drogue en sont à leur première infraction. « Ce sont des monsieur et madame Tout-le-Monde qui pensent qu'ils sont en état de prendre le volant », affirme Patrick Després. C'est en pensant à ces conducteurs que les autorités ont ramené cette année le vieux slogan qui avait marqué les années 80 : « L'alcool au volant, c'est criminel. » Un slogan qui résonne auprès de ces citoyens habituellement respectueux de la loi et qui pourraient perdre emploi, réputation, économies pour un moment d'égarement.

MYTHE 4: LES MORTS SURVIENNENT SURTOUT TARD LA NUIT SUR L'AUTOROUTE

Encore une perception erronée. L'une des catégories de conducteurs surreprésentés dans les morts compilées par la SQ ces dernières années est celle des baby-boomers motocyclistes, qui se tuent d'ailleurs en grand nombre dans des collisions qui n'impliquent aucun autre véhicule, lors de promenades en plein jour. « Les morts à moto, on voit ça le week-end, entre midi et 20 h, sur des routes de campagne », explique le capitaine Després.




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