Ottawa renverse la déportation d'une mère à la santé fragile

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Fliss Cramman, qui est établie au pays depuis l'âge de 8 ans, affirme qu'elle ignorait même ne pas détenir le statut de citoyenne.

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Michael MacDonald
La Presse Canadienne
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Le ministre de l'Immigration, John McCalllum, a renversé vendredi la déportation d'une femme aux prises avec des problèmes de santé en lui accordant, par compassion, le statut de résidente permanente.

L'Agence des services frontaliers devait expulser Fliss Cramman après que la femme d'origine britannique eut été emprisonnée plus de deux ans pour une infraction relative aux drogues.

Contre toute attente, le ministre McCallum est intervenu afin de permettre à la mère de quatre jeunes filles de rester au Canada.

Mme Cramman, qui est établie au pays depuis l'âge de 8 ans, affirme qu'elle ignorait même ne pas détenir le statut de citoyenne.

Placée en famille d'accueil à l'âge de 11 ans, elle souffre de douleur chronique et de problèmes d'anxiété après des années de maltraitance et de violences sexuelles.

Lors d'une audience, son médecin avait soutenu qu'il serait «inhumain» de la renvoyer au Royaume-Uni alors qu'elle lutte contre une sévère dépendance et des troubles mentaux.

Fliss Cramman, aujourd'hui âgée de 33 ans, dit avoir rapidement développé une dépendance à l'héroïne après son premier contact avec la substance, il y a quelques années. Elle a ainsi été impliquée dans un réseau de trafic de drogue sur les réseaux sociaux.

Réagissant à la nouvelle de vendredi, elle a dit vouloir «redonner à la société» en accompagnant les femmes dans le système judiciaire.

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