Les ressources naturelles en C.-B. sont nuisibles aux femmes autochtones

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La Presse Canadienne
Vancouver

L'essor de l'industrie des ressources naturelles dans le nord-est de la Colombie-Britannique fait du tort aux femmes autochtones, affirme un rapport d'Amnistie internationale.

L'étude indique que les services sociaux et de police souffrent de sous-financement et d'un manque de personnel dans cette région, qui est le théâtre d'exploration de gaz naturel, de coupe de bois, d'exploitation minière et d'un projet hydroélectrique majeur.

L'organisme de défense des droits de la personne soutient que les salaires élevés associés à cette industrie font grimper le coût de la vie, alors que les femmes autochtones ne jouissent pas de revenus aussi importants.

Si la population du centre urbain de Fort St. John était de 20 000 personnes en 2015, il est difficile de déterminer la taille de la «population fantôme» de travailleurs en transit, indique le rapport.

Des dizaines de milliers de travailleurs temporaires - majoritairement des jeunes hommes - sont hébergés dans des camps, puisqu'ils viennent d'ailleurs au Canada. Selon Amnistie, ce mode de vie, combiné à un emploi stressant, peut mener à des «comportements destructeurs et antisociaux» comme la consommation excessive d'alcool et de drogues. Ces conditions présenteraient un risque accru de violence au sein des communautés d'accueil, notamment envers les femmes.

Les auteurs de l'étude recommandent la suspension ou la révocation des permis relatifs à la construction du barrage hydroélectrique du site C, sur la rivière de la Paix.

Jeudi, la députée néo-démocrate Sheila Malcomson a confronté le gouvernement libéral concernant ce rapport, l'interrogeant sur sa décision de délivrer ces permis sans assurer des services sociaux conséquents.

La ministre fédérale de la Condition féminine, Patty Hajdu, a soutenu que la violence sexiste est une «sérieuse préoccupation» du gouvernement et que sa stratégie nationale sera dévoilée l'an prochain.

L'étude d'Amnistie internationale illustre bien la nature parfois conflictuelle des priorités du gouvernement libéral, qui s'est engagé à protéger l'environnement et à améliorer les relations avec les Premières Nations tout en relançant l'économie.

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