Céder le Labrador au Québec contre de l'énergie? «Risible», dit un élu

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La Presse Canadienne
SAINT-JEAN

Le chef de l'opposition conservatrice de Terre-Neuve-et-Labrador a qualifié lundi de «risible» la proposition voulant que la province cède le Labrador au Québec en échange de 1000 mégawatts d'énergie.

Paul Davis réagissait ainsi à une idée mise de l'avant par un ex-dirigeant d'Hydro-Québec, F. Pierre Gingras, dans un texte d'opinion paru samedi dans La Presse.

Dans son texte, M. Gingras fait valoir que le projet hydroélectrique Muskrat Falls, dont les coûts de construction ont dépassé les estimations de plus de 4 milliards $, est trop ambitieux pour une petite province comme Terre-Neuve-et-Labrador.

M. Gingras juge ainsi que sa proposition serait juste puisqu'elle corrigerait l'«erreur catastrophique» commise par le Conseil privé de Londres en 1927. Ce dernier avait alors donné le Labrador à Terre-Neuve, en plus de lui permettre de harnacher plusieurs rivières dans des régions où la frontière entre les deux provinces est contestée.

Selon M. Davis, la suggestion permet de mieux comprendre comment Hydro-Québec a «volé» sa province pendant tant d'années.

L'énergie hydroélectrique est un dossier sensible entre les deux provinces depuis la conclusion de l'accord de Churchill Falls, en 1969, qui est largement perçu comme ayant été plus favorable au Québec.

Hydro-Québec a indiqué sur Twitter, lundi soir, que l'auteur du texte d'opinion avait pris sa retraite dans les années 1990 et «ne parlait pas en notre nom».

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