Air Canada refuse le fauteuil roulant d'un homme à mobilité réduite

L'homme affirme qu'Air Canada lui a suggéré de... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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L'homme affirme qu'Air Canada lui a suggéré de voyager avec un plus petit fauteuil roulant, mais qu'il n'en possède pas.

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Nicole Thompson
La Presse Canadienne
TORONTO

Un Torontois soutient qu'Air Canada a fait preuve de discrimination en lui refusant l'accès à un vol parce que son fauteuil roulant dépasse d'environ 13 centimètres les dimensions de la porte de la soute à bagages.

Tim Rose ne pourra s'envoler en septembre à bord d'un avion d'Air Canada à destination de Cleveland, où il doit prononcer une conférence devant une grande entreprise sur les droits des personnes handicapées.

Il affirme que la compagnie aérienne lui a suggéré de voyager avec un plus petit fauteuil roulant, mais il ne possède pas un tel fauteuil. L'homme de 31 ans soutient s'être senti déshumanisé lorsqu'un représentant d'Air Canada a considéré comme un bagage surdimensionné son fauteuil roulant - voire sa propre personne.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, visionnée à plus de 14 000 reprises, M. Rose maintient qu'aucun autre transporteur aérien n'offre des vols directs entre Toronto et Cleveland. Il plaide que les vols avec escale s'avèrent difficiles, car il est aussi accompagné d'un chien d'assistance. De toute façon, plaide-t-il, un vol avec correspondance lui prendrait plus de temps qu'un déplacement en voiture.

M. Rose insiste sur le fait qu'il ne demande pas un traitement spécial, mais bien le même accès aux services que les gens sans appareil d'aide à la mobilité.

L'Office des transports du Canada a le mandat de «s'assurer que les obstacles abusifs aux possibilités de déplacement des personnes ayant une déficience sont éliminés». Les transporteurs ont donc l'obligation de fournir des «mesures d'accommodement» pour assurer l'accès égal aux services de transport - à moins de «contrainte excessive».

L'office ne s'est pas prononcé sur le cas de M. Rose, qui affirme que si les lois canadiennes défendent les droits des personnes handicapées, elles ne mentionnent pas de manière explicite les appareils d'aide à la mobilité.

Un représentant d'Air Canada a expliqué que l'ouverture de la porte de la soute à bagages de l'avion de transport régional à réaction de Bombardier serait trop petite pour y faire entrer un fauteuil roulant. Il a ajouté que la compagnie aérienne avait présenté deux options à M. Rose: emprunter un vol avec escale, sur un appareil plus gros, ou envoyer son fauteuil roulant à Cleveland à bord d'un autre avion.

M. Rose nie toutefois avoir été contacté directement par Air Canada.

La compagnie aérienne soutient qu'elle réalise des tests afin de trouver une façon de faire entrer le fauteuil roulant dans la soute à bagages sans l'endommager.

Au cabinet du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, un porte-parole a indiqué que l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite avait été un des grands sujets de discussion lors de consultations menées au cours des derniers mois. Marc Roy a rappelé que les politiques dans le secteur des transports doivent être réévaluées tous les 15 ans et qu'elles le sont justement cette année.

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