Des Québécois construisent un chemin de fer miniature en Ontario

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«Ce chemin de fer est devenu un prétexte pour que les gens se réunissent. Quel est le plaisir si une personne âgée reste chez elle? Quelle est cette vie?», lance Guy Filiatrault, 73 ans.

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Giuseppe Valliante
La Presse Canadienne
SOUTH GLENGARRY, Ont.

Un groupe de Québécois majoritairement retraités se rend chaque samedi à South Glengarry, en Ontario, et s'affaire à construire en silence sa propre ligne de chemin de fer sur une parcelle de terre boisée en retrait de la route.

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Le club permet à Donald Young, un ancien inspecteur en matériaux de General Motors, de s'évader de chez lui. 

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Patrick Cadieux, âgé de 42 ans, est l'un des plus jeunes membres.

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Les 12 membres du club façonnent à la main leur propre monde à partir des 60 000 morceaux de bois recyclé qui relient les pièces de métal soudées qui font office de rail d'aiguillage. Le tout sert à manoeuvrer des trains de 350 kg sur une voie parallèle.

Si ce monde n'est qu'une reproduction miniature d'un réseau ferroviaire réel - un huitième -, le Club du petit chemin de fer de Green Valley procure un grand bien aux neuf hommes et trois femmes qui passent leurs fins de semaine à faire revivre ce qui a propulsé le Canada dans l'ère industrielle.

Guy Filiatreault, un des membres du club âgé de 73 ans, dit que plusieurs de ses anciens collègues sont morts ou souffrent d'embonpoint. La construction collective miniature est selon lui ce qui garde actifs les 12 participants au projet.

«Ce chemin de fer est devenu un prétexte pour que les gens se réunissent. Quel est le plaisir si une personne âgée reste chez elle? Quelle est cette vie?», a lancé l'homme.

À quelques mètres de la principale ligne ferroviaire, Donald Young aiguise un morceau de métal qui fera bientôt partie de l'agrandissement du réseau. Aux 1,5 kilomètre déjà étalés, cinq autres kilomètres s'ajouteront sur le terrain de 4,5 hectares loué par le club au coût de 1$ par année.

Le club permet à Donald Young, un ancien inspecteur en matériaux de General Motors, de s'évader de chez lui. «La nature sauvage nous entoure ici», explique l'homme de 79 ans.

L'activité amène par ailleurs les membres à acquérir des connaissances en soudage, en machinerie et en construction, soutient-il.

Comme le réseau ne cesse de s'agrandir, le club, dont les membres se font vieillissants, est à la recherche d'une relève pour poursuivre l'oeuvre du groupe afin que les trains puissent continuer à fonctionner. Patrick Cadieux, âgé de 42 ans, est l'un des plus jeunes membres.

«Nous devons transmettre nos connaissances, plaide Guy Filiatreault. Ce serait honteux de savoir autant de choses en ne redonnant rien à personne. À l'âge que j'ai, on réalise à quel point il est important d'enseigner des choses aux autres.»

L'autre problématique à résoudre est le financement. Les membres du club parviennent à payer les dépenses encourues par leur projet en offrant des ballades à bord de leur train, le Santa Fe, à des enfants et à des adultes. Ils cherchent cependant de nouveaux moyens d'amasser de l'argent.

Vêtu d'une salopette de chauffeur de train et d'un chapeau agencé, Patrick Cadieux conduisait l'engin lors du passage de La Presse Canadienne. «À part conduire, j'aime aussi construire la voie et toucher à tout», a-t-il confié.

Le club est doté de trois trains, dont deux carburent au gaz acheminé par voies hydrauliques.

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