Les progressistes-conservateurs délogent le NPD au Manitoba

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Le chef du Parti progressiste-conservateur albertain, Brian Pallister.

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La Presse Canadienne
Winnipeg

Les progressistes-conservateurs de Brian Pallister ont délogé le NPD au Manitoba, mardi.

Le suspens n'a pas été très long. Moins de 30 minutes après la fermeture des bureaux de scrutin, la Presse Canadienne et d'autres médias prévoyaient la venue au pouvoir d'un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire. Les sondages publiés au cours des derniers jours laissaient présager la déroute des néo-démocrates.

La victoire a été décisive. À 0 h 25, le Parti progressiste-conservateur comptait 41 candidats élus ou en tête. Le premier ministre néo-démocrate sortant Greg Selinger ne voyait que 13 de ses candidats élus ou en tête. Les libéraux pouvaient tripler à trois le nombre de sièges qu'ils détiennent à l'Assemblée législature.

Le premier ministre élu Brian Pallister a été réélu dans sa circonscription de Fort Whyte. La controverse touchant ses propriétés au Costa Rica n'a pas convaincu les électeurs manitobains à porter leur choix sur un autre parti.

« Ce n'est pas la fin, ce n'est que le début », a-t-il répondu à un journaliste lui demandant s'il était soulagé que la campagne électorale était terminée.

Résolument optimiste, le politicien format géant - il mesure plus de 2 mètres - a déclaré en entrée de jeu : « Ce qui sera mieux que ce soir sera demain. Les gens vont regarder en l'air et verront que le ciel est bleu ».

Il a lancé un appel à l'unité des forces vives de la province, affirmant que le succès ne peut que résulter d'un travail d'équipe. « Nous avons l'occasion de construire ensemble un meilleur Manitoba. Tout le monde va être traité comme un partisan », a-t-il déclaré.

Il a insisté à quelques reprises sur la notion d'équipe, rappelant qu'il avait connu du succès dans sa vie professionnelle en rassemblant des équipes. « L'équipe qui est plus forte que notre équipe, plus forte que moi, est l'équipe Manitoba. Les Manitobains sont des gens d'équipe. Ils veulent faire partie d'une équipe. Nous connaissons les bénéfices d'être une équipe gagnante. Pour gagner, il nous faut une équipe. »

Remerciant le premier ministre défait, M. Pallister s'est aussi montré cinglant envers le groupe de députés et ministres néo-démocrates qui se sont rebellés contre l'autorité de M. Selinger, l'obligeant même le NPD à organiser une course à la direction. Le chef progressiste-conservateur a dit que « la déloyauté n'était pas une chose qu'il estimait ».

L'ancien ministre de Stephen Harper, Steven Fletcher, a réussi son retour à la politique, enlevant la circonscription d'Assiniboia.

La domination des progressistes-conservateurs était encore plus marquante au chapitre du pourcentage du vote. Ils obtenaient 53,6 pour cent des suffrages, près de 10 points de pourcentage de plus que leurs résultats aux élections de 2011. Le NPD perd plus de 20 points de pourcentage à 25,2 pour cent pour le NPD. Les libéraux renaissent à peine à 14,4 pour cent, près du double des appuis recueillis en 2011, tandis que les Verts doivent se contenter de 5,1 pour cent.

Malgré une bonne performance, les libéraux ne sont pas parvenus à faire élire leur chef Rana Bokhari, troisième dans Fort Rouge.

Quant aux Verts, ils sont blanchis, même si certains de leurs candidats ont obtenu des résultats surprenants. Ainsi, David Nickarz, qui accusait un retard de seulement 109 votes derrière le néo-démocrate Rob Altemeyer dans la circonscription de Wolseley.

La défaite est cuisante pour le NPD qui était au pouvoir depuis 1999 au Manitoba. Si Greg Selinger, qui dirigeait un parti fort divisé, a été réélu dans sa circonscription de Ste-Boniface, treize des seize membres du conseil des ministres ont été défaits ou accusaient un retard. Le ministre des Finances, Greg Dewar, pour un, a essuyé un cuisant revers dans Selkirk.

M. Selinger a annoncé à ses partisans qu'il avait offert sa démission au président et à l'exécutif du parti, prenant la responsabilité entière de la déroute. Il leur a aussi dit qu'ils devaient être fiers des réalisations de son gouvernement dans le nord, dans les régions rurales et à Winnipeg.

Il s'est montré optimiste pour l'avenir. « L'équipe du NPD continuera à jouer un important rôle. Elle va se battre pour la justice sociale, pour l'équité, pour le respect des individus, pour l'inclusion. Nous allons nous battre pour toutes ces valeurs », a-t-il déclaré.

Âgé de 61 ans, M. Pallister, a été élu par acclamation chef de son parti le 30 juillet 2012. L'homme a une certaine expérience, ayant été ministre des Services gouvernementaux de Gary Filmon. Il a été député conservateur de Portage-Lisgar à la Chambre des communes.

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