Contrat de brise-glaces : le Chantier Davie s'invite et fait une offre

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Davie qualifie son offre de «solution rapide», et les navires pourraient être livrés à 60 % des coûts prévus par Seaspan, selon le chantier naval québécois.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Chantier Davie a déposé le 24 février une offre non sollicitée - pouvant valoir jusqu'à un milliard de dollars - pour le contrat fédéral de brise-glaces et de navires polyvalents de la Garde côtière, a appris La Presse Canadienne.

Le chantier naval de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, pourrait ainsi s'inviter dans la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale. Le gouvernement conservateur avait plutôt réservé les contrats civils au chantier naval Seaspan, de Vancouver, et les contrats militaires au chantier Irving, en Nouvelle-Écosse.

Dans sa nouvelle soumission au nouveau gouvernement libéral, le Chantier Davie reprend en partie ses arguments de vente avancés en 2013 auprès du gouvernement conservateur. Le chantier naval québécois avait alors offert de construire et de livrer en 18 mois un brise-glaces de classe Polaire 3.

Mais dans sa plus récente offre, Davie ajoute la construction de trois brise-glaces plus petits et de deux navires polyvalents, qui pourraient être utilisés pour la recherche scientifique, la patrouille frontalière ou les opérations de recherche et sauvetage.

Le prix de ces navires a été caviardé sur la copie d'une lettre transmise le 24 février à la ministre des Travaux publics, Judy Foote, et obtenue par La Presse Canadienne. Des hauts fonctionnaires ont cependant indiqué que la proposition de Davie pourrait se chiffrer à au moins un milliard de dollars, selon les options choisies.

«Solution rapide»

Davie qualifie son offre de «solution rapide», et les navires pourraient être livrés à 60 % des coûts prévus par Seaspan, selon le chantier naval québécois. Ce scénario permettrait aussi au gouvernement fédéral de choisir entre l'achat ou la location des navires, plaide Davie.

Alex Vicefield, le pdg de la société mère de Davie, a déclaré que l'offre avait été «très bien reçue», mais il a refusé de s'avancer davantage.

«Lorsque qu'il y a une situation qui est confrontée à toutes sortes de problèmes et que nous avons des solutions qui peuvent sauver à nos clients des centaines de millions de dollars et qu'ils peuvent recevoir un meilleur produit encore plus vite, ce serait dans l'intérêt de personne de freiner cette possibilité», a-t-il lancé.

Davie avait usé de la même approche auprès du gouvernement fédéral lorsqu'il a sollicité, puis gagné un contrat de plusieurs millions de dollars pour fournir à la marine un navire de ravitaillement temporaire. L'ex-gouvernement conservateur avait dû amender les règles pour permettre la signature de l'entente.

Le pdg de Seaspan, Jonathan Whitworth, affirme que la nouvelle offre de Davie n'est rien de moins qu'une tentative pour ébranler la stratégie nationale qui prévoit de confier les contrats militaires à Irving et les contrats civils à Seaspan.

«La pire chose que nous pourrions faire serait d'arrêter ou de changer la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale avant qu'elle ne prenne véritablement son envol», a-t-il dit lors d'une entrevue mercredi.

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