Le Canada se serait fait réprimander par l'ONU

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Des hauts fonctionnaires canadiens et des représentants des provinces ont dû répondre cette semaine aux questions du comité en vertu du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels que le Canada a ratifié en 1976.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les experts internationaux qui siègent au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies à Genève ont montré une certaine irritation lors de la comparution du Canada plus tôt cette semaine, selon François Saillant.

En entrevue, le coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) soutient que le ton était à la réprimande lors de plusieurs échanges.

Mercredi et jeudi, des hauts fonctionnaires canadiens et des représentants des provinces ont dû répondre aux questions du comité en vertu du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels que le Canada a ratifié en 1976.

Cette comparution a lieu tous les 10 ans.

Pour l'occasion, une trentaine d'organismes canadiens étaient représentés sur place, dont le FRAPRU, Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés.

Ces représentants de la société civile ont eu l'occasion de rencontrer les 18 experts de l'ONU qui siègent au comité pour leur faire part de leurs préoccupations.

«Les experts en droits humains s'attendent à ce qu'un pays comme le Canada respecte les droits au maximum (...) et ce qui est constaté, c'est que ce n'est pas le cas», avance M. Saillant.

«Le Canada considère les droits économiques, sociaux et culturels comme des droits de seconde importance, s'insurge-t-il. Ces droits sont considérés comme étant inférieurs aux droits civils et politiques, alors qu'il s'agit de droits d'égale valeur.»

Les questions de l'accès à l'eau potable dans les réserves autochtones, des coupes dans l'aide sociale, de l'accès au logement social et des effets des mesures d'austérité ont notamment été abordées, rapporte M. Saillant.

Lors de la précédente comparution du Canada devant le comité en 2006, l'attitude du Canada était «arrogante», se rappelle M. Saillant.

«Cette fois-ci, le Canada a fait preuve de plus de modestie.»

Le comité onusien rendra son rapport public le 7 mars. «On espère que le Canada et le Québec vont donner suite aux observations qui seront faites», espère-t-il, en précisant que les recommandations du comité ne sont pas contraignantes.

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