Femmes autochtones: les provinces doivent passer à l'action

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Dawn Lavell-Harvard, présidente de l'association des femmes autochtones du Canada

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Chinta Puxley
La Presse Canadienne
WINNIPEG

Les premiers ministres provinciaux font depuis longtemps pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il remédie au problème des femmes autochtones disparues et assassinées.

La présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada croit qu'il est maintenant temps pour eux d'appuyer leur appel à l'action en puisant dans leurs propres poches.

Dawn Lavell-Harvard a déclaré, jeudi, que la table ronde sur les femmes autochtones disparues et assassinées qui se déroule actuellement à Winnipeg était l'occasion idéale pour les provinces de s'engager à aider les femmes vulnérables dès aujourd'hui plutôt que d'attendre la fin de la commission nationale d'enquête sur le sujet.

Mme Lavell-Harvard a affirmé que les provinces et le fédéral devaient présenter des plans d'action et les budgets nécessaires pour les soutenir.

Elle a fait valoir que les femmes autochtones n'avaient pas les moyens d'attendre la conclusion de la commission dans deux ans, surtout qu'elles savent déjà quelles mesures mettre en place.

Des centaines de proches de victimes, de leaders autochtones et de représentants des gouvernements provinciaux et fédéral assistent à la rencontre à Winnipeg, qui doit se terminer vendredi.

Les participants ont pris place à une grande table couverte de bougies et de photos de certaines des quelque 1200 femmes autochtones disparues et assassinées à travers le pays. Quelques-uns ont versé des larmes et se sont étreints alors que des bénévoles circulaient dans la pièce pour distribuer des mouchoirs.

Selon Dawn Lavell-Harvard, les provinces doivent évaluer l'impact de leurs organismes de protection de la jeunesse, de leurs pratiques en matière de maintien de l'ordre et de leur système carcéral sur les femmes autochtones.

« Lorsque nos femmes quittent une Première Nation en quête d'une vie meilleure et qu'elles arrivent dans les villes, ce sont les structures qui sont discriminatoires à leur égard », a-t-elle affirmé.

« Ce sont les structures qui auraient la possibilité de créer un environnement sûr. Par le passé, elles ont toutefois fortement contribué à placer nos femmes dans des situations dangereuses. »

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a indiqué que les premiers ministres provinciaux qui planchent sur leur budget peuvent en profiter pour faire leur part en améliorant l'accès à l'éducation, à des logements abordables ainsi qu'aux centres de désintoxication et de mieux-être.

M. Bellegarde a cependant prévenu que les actions visant à éliminer la violence devraient être coordonnées à l'échelle nationale.

« Il faut vraiment mettre fin à cette tragédie », a-t-il martelé.

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