Une organisation du commerce maritime demande de nouveaux brise-glaces

Le brise-glaces Louis S. St-Laurent de la Garde côtière canadienne.... (ARCHIVES PC)

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Le brise-glaces Louis S. St-Laurent de la Garde côtière canadienne.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Les armateurs oeuvrant sur les Grands Lacs et sur la Voie maritime du Saint-Laurent demandent au gouvernement fédéral d'investir une partie des montants réservés aux infrastructures sur des brise-glaces de la Garde côtière canadienne pour accélérer le trafic sur les eaux en période de glaciation.

Stephen Brooks, président de la Chambre de commerce maritime de Ottawa, affirme que son organisation incite les gouvernements canadien et américain à soutenir le financement et à maintenir leurs actifs dans le système d'expédition.

Le Congrès américain a récemment approuvé une loi qui fournira les fonds pour l'achat d'un brise-glace lourd afin de complémenter le seul autre actuellement en activité avec huit petits navires sur les Grands Lacs.

M. Brooks croit que le gouvernement fédéral devrait financer l'achat de deux nouveaux brise-glaces qui seraient postés sur les Grands Lacs et sur la Voie maritime du Saint-Laurent.

Il y a actuellement une dizaine de brise-glaces canadiens - de grosseur et d'âge variés - qui sillonnent l'Arctique, la côte Est, le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs.

Ce n'est pas assez, selon M. Brooks, car la garde côtière, par manque de ressources, doit constamment les déplacer sur ce «large territoire».

Les brise-glaces lourds coûtent généralement plus de 150 millions $ chacun, a-t-il estimé.

Le phénomène El Nino - qui a pour effet de réchauffer les eaux - a provoqué des températures plus douces dans l'est du Canada, ce pourrait mener à une réouverture précoce de la Voie maritime cette année.

Or, dans les dernières années, les accumulations lourdes de glace sur les Grands Lacs ont retardé l'ouverture de la Voie maritime et la capacité d'action des brise-glaces était limitée.

«Dans l'histoire, plus souvent que rarement nous avons besoin de ces navires pour briser la glace. Ils devraient être présents pour les durs hivers que nous avons», a expliqué M. Brooks.

Des porte-paroles du ministère des Infrastructures n'ont pas immédiatement rappelé La Presse Canadienne pour commenter le dossier.

Entre 2009 et 2018, les deux tiers des 7 milliards $ dépensés pour les Grands Lacs et la Voie maritime proviendront du secteur privé, dont 4,1 milliards investis sur des bateaux neufs ou remis à neufs.

La Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent, une organisation sans but lucratif qui surveille la Voie maritime, a affirmé qu'elle ne solliciterait pas de financement additionnel au gouvernement fédéral puisqu'on lui a déjà assuré un montant de 500 millions $ jusqu'en 2018.

Cependant, le porte-parole Andrew Bogora a affirmé que la corporation accueillerait favorablement de nouveaux brise-glaces pour améliorer les conditions en hiver.

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