Les Iroquois du Québec et de l'Ontario s'opposent en bloc à Énergie Est

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Ottawa

Alors que le gouvernement Trudeau impose une plus grande consultation des peuples autochtones dans l'évaluation environnementale des oléoducs, une demi-douzaine de collectivités iroquoises du Québec et de l'Ontario qualifient déjà le projet Énergie Est de «dangereux» et de potentiellement «dévastateur».

Ce «caucus iroquois» comprend les chefs d'Akwesasne, de Kahnawake et de Kanesatake, de la nation des Oneida de la Thames, des Six Nations de Grand River, et des Mohawks de la baie de Quinte et de Wahta. Ces sept communautés iroquoises sont toutes opposées au projet de TransCanada en l'état, et veulent être consultées par la Couronne pour la suite des choses.

Au-delà des retombées économiques, ces Iroquois craignent que le projet Énergie Est soit «dévastateur» pour leurs terres, leurs rivières et leurs lacs, mais aussi pour leur mode de vie et leur culture.

Le gouvernement fédéral a imposé mercredi à l'Office national de l'énergie (ONÉ) de nouvelles règles d'évaluation environnementale pour les projets d'oléoducs en cours. Ottawa s'engage notamment à consulter davantage les communautés autochtones qui pourraient être touchées par ces projets, et à financer ces consultations. Le gouvernement libéral a aussi annoncé qu'il nommerait un représentant spécial pour consulter les peuples autochtones.

La contestation en bloc des Iroquois constitue un nouveau pavé dans la mare du gouvernement libéral, qui doit dégager un consensus pour s'assurer d'acheminer «de façon durable» le pétrole des sables bitumineux des Prairies vers les ports des côtes ouest et est. Le projet d'oléoduc Énergie Est, de TransCanada, permettrait ainsi d'acheminer du pétrole brut de l'Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries du Québec et du Nouveau-Brunswick, jusqu'au port de Saint-Jean.

L'opposition conservatrice a présenté une motion aux Communes, jeudi, pour demander un vote de confiance et l'appui de la Chambre au projet de TransCanada. Lors du long débat sur la motion, les conservateurs ont vainement exigé du premier ministre Justin Trudeau qu'il donne son appui formel au projet. L'ex-ministre conservateur Erin O'Toole a soutenu que M. Trudeau devait faire preuve de leadership dans ce dossier, et non plus se contenter d'arbitrer les conflits entre les régions du pays.

Le premier ministre a répondu que la majorité libérale aux Communes voterait contre cette motion, qui reflète, selon lui, l'échec des politiques du précédent gouvernement conservateur. Les néo-démocrates se sont aussi opposés à la motion conservatrice. Le porte-parole du NPD en matière d'environnement, Nathan Cullen, a soutenu lors du débat que les conservateurs avaient déjà annoncé leurs couleurs dans ce dossier avant même que l'ONÉ n'amorce son évaluation, qui devrait durer 27 mois.

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