Il manquerait 5300 réservistes au sein de l'armée canadienne

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Plusieurs réservistes sont des jeunes qui se sont enrôlés à temps partiel pour payer leurs études.

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Murray Brewster
La Presse Canadienne
Ottawa

Les Forces armées canadiennes sont confrontées à une pénurie de réservistes de près de 20 pour cent, et c'est l'armée de terre qui en souffre le plus.

Selon des données du ministère de la Défense nationale, le nombre de réservistes est relativement stable dans l'armée de l'air et a connu un léger déclin dans la marine, mais c'est l'armée de terre qui a le plus souffert du manque d'effectifs. Il manquerait en tout 5293 militaires à temps partiel pour atteindre les effectifs visés, qui sont de 27 000 réservistes pour l'ensemble des corps d'armée.

Le ministère attribue cette pénurie à des départs plus importants que prévu et aux difficultés pour atteindre les quotas de recrutement.

Le colonel à la retraite John Selkirk, de l'organisme Reserves 2000, soutient que le problème ne cesse de prendre de l'ampleur depuis quelques années. Il l'attribue aux coupes pratiquées par les conservateurs dans les budgets d'entraînement, par un changement dans les critères de recrutement, et par le fait que l'armée tente surtout de recruter des militaires à temps plein.

Or, plusieurs réservistes sont des jeunes qui se sont enrôlés à temps partiel pour payer leurs études, explique M. Selkirk. Si l'armée n'offre plus ses grands camps d'entraînement durant l'été, ces jeunes doivent se trouver un autre boulot ailleurs.

Par ailleurs, l'ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes, Gary Walbourne, a déjà déploré le piètre traitement réservé aux militaires à temps partiel, notamment en matière de soins de santé. Il déplorait notamment le fait que le ministère avait hésité à assurer un suivi de l'état de santé de ses réservistes, et que ceux-ci ont du mal à avoir accès à un médecin de l'armée. Les réservistes doivent aussi attendre plus d'un an avant de toucher leurs indemnités de départ et leurs rentes, dénonçait-il.

«S'étonnera-t-on maintenant d'une pénurie de réservistes?», demande le colonel à la retraite Selkirk.

Un porte-parole au ministère de la Défense nationale, Evan Koronewski, a indiqué que le chef d'état-major tente d'améliorer le recrutement et la rétention des réservistes. L'armée devrait aussi lancer une campagne publicitaire pour attirer de nouvelles recrues.

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